Interprete(l')

Interprete(l')
Titre:L'interprete
Réalisateur:Sydney Pollack
Acteurs:Nicole Kidman, Sean Penn...
Sortie:2005
Durée:2h
Genre:Bon flic, bon fond...
Note:11/20

Histoire:Interprète à l'ONU, Silvia Broome surprend par hasard une conversation révélant un complot contre un chef d'État africain. Traquée par des tueurs, elle est placée sous la protection de l'agent fédéral Tobin Keller.
Mais plus ce dernier découvre le passé de la jeune femme, plus il la pense elle-même impliquée dans la conspiration. Silvia est-elle une victime ou une suspecte ? (Résumé pris sur Allociné.fr)

Avis:Sydney Pollack nous avait habitué à mieu!! Cet histoire de magouille politique est hasardeuse et emberlifiquoté. Sans queue ni tête, le film est porté par la très mystèrieuse Nicole Kidman et le très désoeuvré Sean Penn qui réhaussent tout les deux le niveau. Dommage que l'ONU ait accepté de prêter ses locaux pour ce film plutôt qu'au grand maître Hitchcock qui était franchement un cran au dessus. On bénit la première scène d'action après une heure de discussions sans fin avec répétitions et tout le bazar: soupçons, virement de côté, séduction, filatures...
Schéma classique pour un bon film sans plus. A voir si on est bien réveillé car ce n'est pas lui qui vous réveillera...

# Posté le mercredi 05 juillet 2006 04:15

Modifié le vendredi 21 juillet 2006 06:44

Anthony Zimmer

Anthony Zimmer
Titre:Anthony Zimmer
RéalisateurJerôme Salle
Acteurs:Sophie Marceau, Yvan Attal, Sami Frey...
Sortie:2005
Durée:1h30
Genre:Sea, sex and gun...
Note:15/20

Histoire:Anthony Zimmer est un roi du camouflage. C'est le bandit le plus recherché de tout les temps par la police comme par des mafias (Russe entre autre). Akerman, vieux flic à la poursuite du bandit depuis des années n'en finit pas de se faire avoir. Il sait cependant que Zimmer ne tient qu'à une personne Chiara. Et justement, Chiara, sous les ordres de Anthony prend le train à PAris pour descendre sur la cote d'Azur. Dans le train elle séduit un homme un peu paumé qui part en vacances tout seul parce qu'il "s'est fait largué" (c'est comme ça qu'on dit). Alors qu'il pensait aller passer quelques jours dans un gite dans l'arrière pays, ce dernier va descendre au Carlton envouté par Chiara. Mais il ne sait pas que Chiara est une femme dangereuse et se rapprocher d'elle va lui coûter cher...

Avis:Un polar frais qui avance. Ce n'est pas du grand cinéma mais ça fait plaisir parce que c'est drôle envoutant et alletant. L'action s'enchaine tout en prenant le temps de passer une première partie d'une demi heure pour planter le décor et les personnages. C'est d'ailleur cette première partie qui est la plus originale et la plus drôle ("J'ai un peu peur de m'y habituer/a quoi?/Au luxe/Ah oui c'est le risque. Remarquez quand on voit votre maillot on se dit qu'il reste encore de la marge"). Les formes de Sophie Marceau raviront les plus pervers et son jeu les plus cinéphile (à vous de faire votre choix) et Yvan Attal en blaireau paumé (...) est plutôt juste. De plus on assiste au grand retour de Sami Frey, la force tranquille, qui est inpecable dans le rôle classique du vieux flic bon et malin.
C'est frais c'est hexagonale et ce n'est pas prise de tête. A voir.

# Posté le mercredi 05 juillet 2006 04:55

Modifié le vendredi 21 juillet 2006 06:43

Mean Creek

Mean Creek
Titre:Mean creek
Réalisateur:Jacob Aaron Estes
Acteurs:Rory Culkin, Trevor Morgan, Ryan Kelley...
Sortie:2004
Durée:1h29
Genre:Drame oppressant
Note:17/20

Histoire:Parce qu'il ne supporte plus de se faire tabasser à l'école par cette brute de George, Sam se confie à son grand frère, Rocky. Ensemble, ils échafaudent un plan pour se venger. Pour l'anniversaire de Sam, ils vont inviter George à une balade en bateau sur une rivière du coin et là, ils lui feront tout payer.
Alors que la journée se déroule comme un rêve d'enfance, le piège se referme. Découvrant George sous un jour nouveau, Sam se rend compte qu'il n'est finalement qu'un gamin mal dans sa peau. Alors qu'il est question d'abandonner l'idée de vengeance, tout dérape et le pire survient...

Avis:Heritier de Gus Van Sant? En tout cas Estes aura du mal à contredire l'analogie. Cette mise en scène en lambeaux, cette couleur bleu-vert inquiètante et cette reflexion sur la jeunesse et ses maux font etrangement penser à un résumé de toute l'oeuvre de Van Sant, Elephant en premier. Donc si on aime le maître, on aime l'élève et c'est le cas pour moi.
Ce film est extraordinaire car au delà de la reflexion qu'il apporte, c'est aussi un drame très bien ficelé avec le réalisme du genre. Estes à une notion de la composition de l'image qui est fantastique et sait placer tout ces acteurs dans un même cadre en variant les plans et les positions qui ressemblerai presque à de la photographie. La direction d'acteur est très bien mené et avant tou les acteurs sont formidables. Amateurs pour la plupart, ces adolescents sont juste et fragile (Carly Schroeder qui joue la seule fille du groupe a un talent extraordinaire).
A voir absolument car c'est une petite perle du cinéma independant américain, ce qui est de plus en plus rare.

# Posté le mercredi 05 juillet 2006 05:00

Modifié le vendredi 21 juillet 2006 06:43

Nos jours heureux

Nos jours heureux
Titre:Nos jours heureux
Réalisateurs:Eric Toledano et Olivier Nakache
Acteurs:Jean-Paul Rouve, Omar Sy, Marilou Berry...
Sortie:2006
Durée:1h43
Genre:Les jolies colonies de vacances...
Note:16/20

Histoire:Vincent Rousseau dirige pour la première fois une colonie de vacances et se retrouve plongé pendant trois semaines dans l'univers des colos avec petites histoires et gros soucis à la clef! Vincent se retrouve alors confronté à la vie mouvementée du camp, de ses animateurs plus ou moins professionnels et des ados pas toujours évidents à gérer...

Avis:Les deux rélisateurs se payent une bonne tranche de nostalgie tout en surfant sur les vacances d'été. Ils retrouvent ici leur acteur fétiche: Jean-Paul Rouve (qui roule ici sa première pelle...au cinéma) plus extravagant que jamais. Ils lui font une entière confiance en lui confiant le rôle omniprésent. Et ils ont eu bien raison puisque c'est entre autre lui qui égaye tout le film. Sa jeunesse est mise en avance et il abandonne sa candeur habituel pour jouer Vincent, le dirlo pas toujours rigolo même s'il a le coeur gros comme une oreille d'élèphant.
On sent une experience énorme des colos de vacances de la part du duo de scénaristes/réalisateurs puisque tout y est: les chieurs, les inadaptés, les contrôles sanitaires, les gros bobos, les histoires de coeurs... Tout cela avec une justesse hors du commun et un humour décapant de gentillesse. Ce film est avant tout gentillet et on passe volontier les stéréotypes des personnages pour s'aventurer avec eux sur les terrains de jeux.
Pour tout les nostalgiques de la colo et pour tout les envieux de ces jeunes monos qui trouvent le bonheur auprès de gosses, à aller voir, n'importe quel être humain qui a du coeur sera touché par cette tranche de vie.

# Posté le mercredi 05 juillet 2006 15:21

Modifié le vendredi 21 juillet 2006 06:42

Le couperet

Le couperet
Titre:Le couperet
Réalisateur:Costa-Gavras
Acteurs:José Garcia, Karine Viard, Olivier Gourmet...
Sortie:2005
Durée:2h02
Genre:Fable sociale et humour noir.
Note:14/20

Histoire:Le descente aux enfers commence quand Bruno Davert perd son emploi pour cause de réduction d'effectif. Il sombre peu à peu dans la déprime à force de passer des entretiens d'embauche foireux. Il signe sa perte d'humanité quand il décide de supprimer les uns après les autres tous les concurrents succeptible de lui voler son emploi puis de supprimer un homme dont il convoite son travail.

Avis:Costas-Gavras persiste dans son optique de cinéaste engagé. Ici il inspire une relfexion sur la difficile condition de chômeur et s'interroge sur les façons de s'en sortir. Il s'interroge aussi sur la culpabilité des hommes vis à vis de leurs actes. Et pour cela il place José Garcia en face de cette situation qui prouve une fois de plus que le noir lui sied à ravir. Inpecable en mari et père sentant son devoir de maître de maison lui échapper avec son revenu. A ses côtés Karine Viard en femme forte et bienveillante pleine de discretion est appaisante. Enfin Olivier Gourmet change de registre et incarne un cadre prétentieu que sa réussite a étouffé.
Le réalisateur prouve une fois de plus qu'il est capable du plus décapant des humours noirs, principal atout du film. Ironique et pince sans rire, l'humour est ici une arme de destruction massive pour choquer le public et faciliter la prise de conscience.
Un film très bon qui incite à la reflexion mais qui n'atteint pas l'excellence de Amen, le précédent film du réalisateur.

# Posté le mercredi 05 juillet 2006 15:29

Modifié le vendredi 21 juillet 2006 06:41