Alex Rider (la saga)

Alex Rider (la saga)
Titre:Alex Rider: Stormbreaker, Pointe blanchem, Skeleton key, Jeu de tueur, Scorpia, Arkange
Auteur:Anthony Horowitz
Genre:James Bond en culotte courte
Note:13/20

Histoire:Alex Rider est un petit londonien collegien comme les autre. Sauf qu'il est eleve par son oncle depuis qu'il est tout petit et que ses parents sont morts dans un accident pas si accident que ca. Quand l a douze ans, il est convoque par les services secrets britanniques qui lui revele que son oncle est agent secret et qu'il a ete forme malgre lui au metier d'agent secret. Alors qu'il accepte une mission d'infiltration, il ignore que sa vie ne sera plus jamais comm avant et que ses missions vont lui reveler de lourds secrets de famille.

Avis:Anthony Horowitz, auteur plutot talentueux pour adolescent, a bien compris ce qui faisait planer les occupants des cours de recreation aujourd'hui: des gros calibres des adolescentes qui tremousse des fesses et des heros auxquels ils peuvent s'identifier. Passant tout ca a la moulinette, le resultat est cette saga Alex Rider, qui aurait pu sombrer dans la nullite si quelques bonnes idees et une ecriture plutot fluide ne sauvait pas le tout.

Quand on lit les pages d'Horowitz, on a bougrement l'impression de lire un James Bond dont le heros aurait pris pas mal d'annees de moins dans la vue. Dans Pointe blanche, deuxieme opus de la serie, tout concorde a la situation pres avec Au service secret de sa majeste. La clinique louche au sommet d ela montagne, la mechante gardienne aux accents outre-rhin, l'evasion en sky (remplace par un surf maison, ca fait plus djeuns)... Dans de moindres mesures, dans chaque tome on sent non pas la plagia, mais l'hommage. L'influence est ouvertement revendique mais prend parfois trop de place pour quiconque connait bien la saga James Bond (ce qui est mon cas) dans une intrigue qui perd toute originalite. Pour les neophytes en revanche, la saga deviendra un moyen de decouvrir l'ambiance so british des deux heros.

Meme si l'on a depasse la limite d'age et meme si l'on connait bien Bond, il reste que la plume d'Horoitz qui se fait de plus en plus mecanique reste encore maligne et originale. On pourra preferer tout de meme a Alex Rider le tres bon L'ile du crane. Si vous ne devez en choisir qu'un de la serie, preferez Jeu de tueur qui est le meilleur et qui reste comprehensible sans avoir lu les trois premier tomes. Sinon, StromBreaker fait parti des plus singulier.

Pour finir avec le petit lien cinematographique, on a vu le premier tome de la serie sacrifie sur l'autel du marche hollywoodien avec un playboy ridicule dans le role du jeune homme et Ewan Mac Gregor en oncle mysterieux ainsi que pour finir Philip Seymour Hoffman en mechant mania indstriel. Auant vous dire que je l'ai soigneusement evite et que je ne pense pas le voir un jour a la tele. Qui sait?

# Posté le samedi 11 novembre 2006 12:08

Modifié le samedi 11 novembre 2006 12:27

Match point

Match point
Titre:Match point
Réalisateur:Woody Allen
Acteurs:Scarlett Johansson, Jonathan Rhys-Meyers, Emily Mortimer...
Sortie:2005
Durée:2h03
Genre:Conte de la haute et romance populaire
Note:14/20

Histoire:Fraichement arrivé à Londre, Chris Wilton, professeur de tennis un peu fauché et sans ambition trouve un job dans un club bourgeois. Là, il rencontre Tom Hewett, fils de business man richissime. Il rencontre par son intermediaire sa soeur, Chloé qu'il va séduire pour finir par la demander en mariage. Alors que son ascension sociale explose, il va entamer une liaison avec Nola Rice, petite amie de Tom et magnifique actrice qui a du mal à se faire reconnaitre. Et il est bien connu que les histoires d'amours finissent mal...

Avis:Quand Allen rencontre London. La ville lui donne son impersonnalité bourgeoise et son charme ravageur, une ville qui colle comme un gant à ce thriller cruel un peu trop irrégulier.

Le réalisateur manhatanien oublie son humour décapant pour adopter un cynisme modéré et surtout une cruauté visible. Partant du principe que l'amour finit toujours en eau de boudin et que la vie est bien souvent laissé aux mains de la chance, Allen tisse cette romance très dramatique finement. Il y a rarement une seule hésitation: Chris est un bourreau des coeurs plus dangereux qu'il n'y parait. Dès les premières minutes, derrière ces traits un peu paumé, un peu passif, le danger est clair comme un signal rouge "Alerte". Ambitieux et plutôt calculateur, son petit jeu d'amoureux est clair. Woody se sert à merveille du charme so british de Jonathan Rhys-Meyers qui frappe par une omniprésence hantée. A côté, les femmes ne sont pas un brin perverses, les bourgeois pas un poil maniéré (la mère peut être un peu). Il n'y a que lui qui est dangereux. La belle famille se laisse séduire par ses belles manières et sa politesse, sa femme se laisse manipulé par ses promesses et son amante par ses mensonges (ce qui revient souvent au même). A ce petit jeu là, Scarlett Johansson pourtant habituée aux rôles de garces se glisse parfaitement dans la peau de l'amoureuse transie. Le duo est sublime et on sent l'admiration du réalisateur pour cette actrice subime et si fragile.

Et quel plus beau théâtre pour la perversité que Londres? Ville majestueuse et dormante mais un peu inquiétante, Woody Allen se l'approprie littéralement et sait placer ses acteurs aux bons endroits aux bons moments. Les gazons bien tondus et les grandes propriétés sont filmés d'une bien belle façon. Car il faut dire que Match point est aussi la grande réconciliation du réalisateur avec sa caméra. Grand scénariste devant l'éternel, wody délaisse un peu (trop) sa plume pour reprendre en main une caméra élégante et légère. Avec des détails de mise en scène parfois astucieux (un miroir par ci, pas très original mais toujours très beau), la romance est aussi un délice pour les yeux.

Où est le problème, pourquoi Match point ne rentre-t-il pas dans les sommets? Parce que Woody, comme sugéré précedement, ignore un peu trop son écriture. Il faut dire d'abord que je l'ai vu en français et que peut être ça gâche un peu mais les dialogues restent majoritairement fades. Après avoir vu un Hollywood ending pétillant et un Anything else truculent, les échanges du match qu'est ce film paraissent bien minces. Il n'y a pas cette vivacité et cette insolence qui font d'Allen un grand écrivain. Bien sûr que c'est un drame, mais même dans ses drames précédents (Anything else par exemple) il y avait ce sourire souvent présent ou au moins ce cynisme si singulier. Une point d'Allen plus classique aurait été la bienvenue. Il n'en reste pas moins un excellent thriller sur l'amour et ses dangers et sur le destin aussi piquant. A prendre comme tel.

# Posté le samedi 11 novembre 2006 17:17

Modifié le samedi 11 novembre 2006 17:36

Scoop

Scoop
Titre:Scoop
Réalisateur:Woody Allen
Acteurs:Scarlett Johansson, Woody Allen, Hugh Jackman...
Sortie:2006
Durée:1h36
Genre:Thriller merveilleux
Note:16/20

Histoire:Pendant le chemin vers la mort, on a le temps de papoter. Pour Joe Strombel, ancien grand journaliste d'investigation, c'est l'occasion de rencontrer l'ancienne secretaire d'un fils de Lord Londonien: Peter Lyman. Cette dernière lui raconte comment elle soupsonne son employeur d'être en fait le fameux tueur au tarot qui terrorise la population anglaise et tient en haleine la presse. Joe y voit tout de suite une occasion de faire son dernier grand scoop.
Il pose alors son dévolu sur Sondra Prensky, jeune journaliste américaine en vacance à Londres. Il la rencontre dans un cabine du dématerialiseur du celèbre magicien Sidney Waterman alias Splendini. A eux trois, ils vont tenter de démeler cette affaire sombre avec toute leur maladresse. Sondra devient Jade et séduit le Lord. Mais elle se prend un peu trop au jeu au risque de délaisser sa noble investigation.

Avis:Après Match point, le vieux Woody resort sa caméra et retrouve son humour décapant pour un film qui n'a pour point commun avec son prédécesseur uniquement la ville et une sublime actrice: Scarlett Johansson.

Le réalisateur New Yorkais réabandonne le tragique pour créer une nouvelle farce hilarante qui s'aparente plus au Sortilège du scorpion de jade ou à Hollywood ending qu'au dernier opus. L'humour sacré et littéraire de Woody revient pour notre plus grand bonheur. Sauf qu'ici, il n'y a pas que des monologues interminables bien que savoureux comme en était farci Anithing else, la vie et tout le reste. Ici, il y a un vrai scénario policier (à deux balles le thriller mais bon) avec des situations conquasses, un minimum d'action. Tout ne réside pas que dans les mots et c'est tant mieux. Le dosage et habile entre humour des mots et des situations et pour nous, c'est une heure et demi de bonheur. Ainsi on pourra voir Sondra sortir en plein milieu d'une scène de séduction tout à fait romantique "j'ai besoin de mes lunettes. J'évite soigneusement les lentilles pour éviter de me fourer les doigts dans le yeux"; un exemple parmis tant d'autres. En plus de cela, les personnages sont profonds, plutôt complexes et faits sur mesure.

Car Scoop n'est pas un Allen parmis tant d'autres. C'est la preuve irréfutable que Woody et Scarlett, ça marche très très fort. Elle, prête à tous les compromis pour s'introduire dans un personnage savoureux quitte à ternir son image et lui, admiratif et reconnaissant et lui laissant une place de choix au milieu de ses fanfaronnades. Ainsi, on pourra voir avec délice Scarlett Johansson avec de grosses lunettes, avec des shorts ridicules ou encore triturant de sa langue sensuelle un appareil dentaire peu élégant. En échange, Woody se retranche un peu dans son jeu, et devient un peu paternel quand il regarde son actrice (et non pas pervers comme j'ai pu voir écrit). Scarlett prend le morceau et signe une composition comique et romantique délicieuse. A côté Hugh Jackman n'a plus qu'à se laisse emporter dans le délice et le plaisir communicatif des deux compères et sauve un rôle pas si mauvais malgré son rictus de bouche énervant.

Un tout couronné par une caméra volubile et élegante dans un Londres moins bien utilisé que dans Match Point mais toujours très class. Que demander de mieux? Non franchement, je ne trouve pas.

# Posté le dimanche 12 novembre 2006 14:53

Modifié le dimanche 12 novembre 2006 15:58

Six feet under

Six feet under
Titre:Six feet under
Réalisateurs:Alan Ball...
Acteurs:Peter Krause, Michael C. Hall, Frances Conroy, Lauren Ambrose...
1ère diffusion:2001
Genre:La famille Adams, moeurs et sexualité des croque-morts
Note:20/20

Histoire:Tous les ennuis de la famille Fisher commencent quand Nathaniel Fisher, conducteur imprudent, se fait rentrer dedans par un bus et meurt. Avant, c'est une famille classique si ce n'est qu'ils ont dans la famille une agence de pompes funèbres qui se transmet de père en fils. Derrière lui Nathaniel laisse sa femme et se trois enfants.

Ruth Fisher, femme aimante et amante se découvre une nouvelle vie au décs de son mari et passe par toutes les expèriences: de la secte, au débauchement. David Fisher n'a qu'un seul problème: il est gay. Il n'arrive pas à l'avouer à sa mère et a eu le malheur de tomber amoureux de Keith, un flic black un peu capricieux. Nathaniel Fisher revient d'une longue absence loin de l'univers morbide du domicile familial et entame une nouvelle vie de croque-mort avec une nouvelle petite amie dérangée: Brenda. Enfin Claire, la cadette, passe difficilement ses dernière années au lycée. Marginalisée et perturbée sa vie n'est pas toute rose, loin de là.

Tous ensemble, ils tiennent la barre de l'entreprise familiale et se découvre un lien très fort pour affronter les épreuves du quotidien.

Avis:Quelques années avant Desperate housewifes, HBO nous livrait la plus grande réussite du petit écran. C'est sur Canal + que nous découvrions pour la première fois ces croque-morts qui n'allaient pas tarder à devenir notre drogue pour cinq saisons.

Première scène. Nathaniel Fisher fait une dernière "livraison" avec son corbillard avant d'aller prendre son fils à l'aéroport et aller réveilloner et fêter l'arrivée du petit Jésus en famille. Caméra côté place du mort, son profil est radieux, la radio chantonne un blues sublime et lui chante par dessus. C'est une clope au bec qu'il répond au téléphone. Ruth échange quelques banalités et l'entend tirer une latte. Elle entonne le sermon habituel et Nathaniel se résoud à balancer son mégot par dessus bord. Au croisement d'après, on voit un bus arriver que lui ne voit pas. Un klaxon et le corbillard voltige. Ecran blanc et commence une étrange publicité pour un corbillard haut de gamme avec une bimbo en robe de soirée. On découvre alors les enfants. Nathaniel baise avec une inconnue dans un placard à balais, Claire se drogue avec son meilleur pote et David assure des funerailles. Quand soudain au premier étage on entend Ruth qui casse sa cuisine. On la voit et le premier choc émotionnel est là. Après avoir rit pendant cinq minute d'une drague dans un aéroport, Frances Conroy nous livre la plus belle composition. Elle n'a pas besoin de hurler nide pleurer, juste l'acte de casser son repas préparé avec tant d'attention suffit à nous prendre aux tripes. Quand David monte elle lui dit "ton père est mort et mon dîner est foutu", réplique et situation emblématique de ce que sera Six feet under.

La description ne vous a pas encore séduit? C'est que je suis soit très mauvais conteur, soit que vous êtes insensibles. Six feet under est tout simplement sublime. Sa principale qualité (j'ai fini la troisième saison) est de ne jamais s'essoufler et de ne jamais enchainer les péripéties comme des perles mal finies. Tout dans la longueur et dans la construction, les liens se tissent habilement et les actions, qu'elles soient rocambolesques et émouvantes sont toujours passionantes. Alan Ball et ses coéquipiers usent d'une lumière et d'une photo macabres et lumineuses à la fois qui font de la mise en scène un petit bijour. Le tout agrémenté d'acteurs plus formidables les uns que les autres. Pour moi le pric revient aux filles et surtout à Lauren Ambrose qui joue Claire. Sensible paumée et incomprise, c'est surement le rôle le plus construit et fin de la série. Frances Conroy suit de très près en mère liberée de ses devoirs matrimoniaux et conjugaux. Les deux hommes sont sublimes aussi et Nathaniel Jr est le plus attachant des quatre.

Au dela des pures qualités cinématographiques, Six feet under est aussi une formidable satire non pas de l'Amérique mais de toute la connerie humaine. Homophobe, puritain... si cette série n'est pas un pamphlet virulent, il n'en est pas moins un bon moyen de véhiculer la tolérance. Tolérance et le respect de la vie. Car le fait qu'ils soient corque-morts permet aussi de dresser une reflexion sur la vie, la chance que l'on a d'être là, la peur de la mort et tout ce qui peut tourner autour de ce sujet. Ainsi, Ruth qui réapprend à vivre et à se respecter et pleins d'autres histoires qui sont irracontable sans tout gâcher.

Il est difficile d'en dire plus sans tout casser l'intrigue. Je finirai juste par dire que cette série volontairement provocatrice n'est pas à mettre entre tous les yeux et que les fans d'humour noir y trouveront leur compte sachant que chaque épisode est précédé d'une mort. A raison de cinq saisons de treize épisodes ça fait...beaucoup de meurtres. Miam. Croquons la vie des croque-morts avec une jouissance incroyable.

# Posté le mercredi 15 novembre 2006 03:33

Modifié le jeudi 16 novembre 2006 11:52

Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête

Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête
Titre:Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête
Réalisateur:Tim Burton
Acteurs:Johnny Depp, Christina Ricci, Christopher Walken...
Sortie:2000
Durée:1h45
Genre:Depp en enfer Burtonien
Note:15/20

Histoire:A l'auré du XIXème siècle, aux Etats-Unis, un petite bourgade abandonnée subit les persecutions du diable en personne. Des cadavres sont retrouvés décapités, sans jamais retrouver leur tête. Dans ce village superstitieux, on croit dur comme fer au retour du cavalier sans tête, militaire sanguinaire tué pendant la guerre de cesession. Ichabod Crane, lui, ne croit pas aux légendes. Scientifique et méticuleux, il est envoyer par New-York au secours de Sleepy Hollow où il devra prouver que ses méthodes scientifiques sont efficaces. Mais sur place, il va être contraint de reconnaitre que ces meurtres n'ont rien d'expliquables et va tomber sous les charmes d'une jeune fille bourgeoise un peu perverse.

Avis:Il y a une semaine, je parlais encore de gothisme burtonien et de chef d'oeuvre pour L'étrange noel de Mr Jack. Il y a quelques mois, j'utilisais les même mots pour parler de Big Fish ou encore de Charlie et la chocolaterie ou à son paroxysme avec Edward aux mains d'argent. Mais il y a-t-il vraiment d'autres mots pour parler des films de Burton? Et bien non, pas vraiment. Et Sleepy Hollow n'échappe pas à la règle. Parlons donc de gothisme et de chef d'oeuvre.

Encore un film du maitre qui passe sous ma plume (mon clavier mais c'est moins poétique). Avant Charlie et après Edward, Burton s'attaquait à une légende populaire qui terrifie les petits n'enfants: la légende du cavalier sans tête. Maintes et maintes fois reprise et adapté tant dans la littérature que dans le cinéma (beaucoup plus sur papier quand même), il fallait que le réalisateur fasse preuve d'originalité. Si ce n'est dans le scénario, c'est dans la mise en scène que Burton s'éclate. Sleepy Hollow n'est pas noir mais gris. On croirait à une pollution surdimensionnée mais nous sommes en pleine campagne. Dès les premières minutes, on ressent une oppression presque étouffante comme une chape de nuages bas. Un peu collante, il n'y a pas de véritable suspens ni de stress, mais juste une ambiance axphyxiante et un peu psychotique. La couleur étant mise en place, Burton rajoute les conventions de son gothisme classique mais toujours aussi agréable à voir: les arbres noués, les maisons biscornues, les hautes demeures et les zone d'ombres très présentes. Certains diront qu'"on ne voit rien dans ce film" mais c'est là l'intêret. Pas de rien voir ça non mais de laisse un peu libre court à notre interprétation, à notre imagination. Pour agrémenter le tout, les personnages semblent tout droit sorti d'un de ses dessins animés. La façon de les filmer étire les visages (à l'image de Christopher Lee dans la scène du procès filmé d'en dessous alors qu'il a déjà un visage anguleux, effrayant) et le maquillages les rend fantomatiques au possible (on pense en voyant Johnny Depp à son maquillage dans Charlie et la chocolaterie). Sleepy Hollow donc, film d'ambiance.

Mais il ne faut pas croire, Burton n'en a pas pour autant torché l'histoire et son casting. Côté acteurs, on retrouve l'omniprésence de sa muse Johnny Depp, mystèrieux et manipulé, enfantins et effrayant mais toujours parfait. Une nouvelle dans le monde du réalisateur, la séduisante Christina Ricci, qui se perversifie comme il faut et le grand retour dans un petit rôle de Christopher Walken, jouissif et méchant (il joue le cavalier sans tête justement). Enfin dans un autre petit rôle, Christopher Lee filmé avec surréalisme, magnifique. Tout ce petit monde donne du souffle à une histoire complexe et trompeuse, avec une ressemblance frappante avec Le village de Mr Shyamalan. La fin est flippante et suprenante mais la surprise et l'imagination, ne serait-ce pas ça la clé de toute l'oeuvre de celui qui est définitivement le maitre d'hollywood borderline?

# Posté le samedi 18 novembre 2006 04:07

Modifié le samedi 18 novembre 2006 04:35