Réalisateur:Joel Shumacher
Acteurs:Geroge Clooney, Uma Thurman, Arnold Schwarzenegger
Sortie:1997
Durée:2h05
Genre:Nième suite=gros navet
Note:05/20
Histoire:Dans ce quatrième opus, Batman a enfin trouvé sa relève: il s'appelle Robin et traverse une crise d'adolescence qui va le rendre un peu trop fougueux. Mais Batman va devoir le supporter car il aura bien besoin de son aide pour battre une alliance redouteble: Mr Freeze, cynique monstre qui aime à congeler ses victimes et Poison Ivy qui chérit des petites bestioles pas du tout aimable. Va se joindre à cette aimable bande une autre teen-ager tourmenté qui a des envies de vengeance incontrolable.
Avis:La casting de la saga Batman a subit une promotion sociale. Alors que chez Burton, le conflit était intime entre deux (Batman) ou trois (Batman le défi) personnages. Ici cinq bouffons se tirent la bourre. Joel Shumacher gonfle les rangs des "bons" et rajoute deux jeunes en bas moulants des plus ridicules. Si Robin était un personnage complexe dans le comics, il devient ici un moyen d'identification de jeunes pour augmenter le nombre d'entrées et Batgirl touchera particulierement le teen age pleins d'hormones avec ses formes généreusements moulées dans du cuir. Le personnage de Batman quand à lui devient un papa gâteau très très loin du héros tourmenté et hanté par ses vieux démons qu'il était avant.
Quand aux "méchants", Joel Shumacher gâche l'apparition cinématographique des deux plus beaux ennemies de Batman. Mr Freeze, amoureux transie et rongé par une maladie terrible devient un aliéné mental sadique et "paillété" des pieds jusqu'à la tête. Reste Poison Ivy, porté par l'interprétation d'Uma Thurman moins ridicule que le reste et plutôt bien restitué avec un minimum de psychologie.
Tous ces personnages des plus fades sont accablés par des dialogues effarant, digne d'un scénariste lamentable et bourré (c'est définitivement impossible d'écrire une chose pareil sobre). Un petit exemple? La première réplique (mérite-t-il ce nom?) du film vient de Robin aec un légendaire "moi aussi je veux une voiture". Déclamé tel Anthony Kavanagh qui disait avec une voix d'adolescent en mue: "j'veux un batscooter". Sauf que ce dernier, lui, ne se prenait pas au sérieux. Après, il n'y a aucune évolution pendant deux heures.
D'où viennent les cinq misérables points que j'ai attribué à ce navet. Et bien à ce style Kitsh assumé que le réalisateur donne à son film. Les paillettes de Freeze, le vert fluo de Ivy; on est très loin du gothisme Burtonien des deux premiers opus mais tant que c'est cohérent et justifié, moi, j'adhère. Alors pour profiter de ce film, coupez le son (même en anglais c'est pitoyable) et regardez juste les décors et le costumes, symboles d'un gros budget au quart justifié.


