Madagascar

Madagascar
Titre:Madagascar
Réalisateurs:Eric Darnell, Tom McGrath
Acteurs:Jean-Paul Rouve, Marina Foïs, José Garcia...
Sortie:2005
Durée:1h26
Genre:Cavale criarde
Note:11/20

Histoire:Au zoo de New-York, les animaux sont les rois. Star soignés nourris et logés, toute la faune est ravi de cette vie, surtout Alex, le lion fashion victime de la popularité et narcissique. Mais, le jour de son anniversaire, Marty évoque son désir de retourner à la vie sauvage. Quand ses amis se moquent de lui, il décide de partir seul. Mais Gloria l'hipopotame, Melman la girafe et Alex ne comptent pas le laisser tout seul. Arrêtés à la gare, les quatre compères vont se retrouver malencontreusement à Madagascar. Et là bas, les instincts primaires de chacun s'éveille et pour Alex, ses meilleurs amis vont devenir des proies potentiels.

Avis:On l'a dit, on l'a redit et on le reredit encore, le dessin animé se porte bien. Shrek, Monstre et cie, Cars... tous ses succès en font presque oublier quelques erreurs. Pourtant, Madagascar bénéficiait d'un casting hors norme. En VF, Marina Foïs en hippopotame maman gâteau est extraordinaire alors que Jean-Paul Rouve en girafe hyponcondriaque signe le plus beau doublage de l'histoire après Alain Chabat en ogre vert (dans Shrek est-il utile de la préciser). Et aussi José Garcia en lion populaire et égocentrique et Anthony Kavanagh en zèbre aventurier. Mais cela ne suffit pas à remonter l'histoire clairement très enfantine et infantilisée par des images écarlates et trop criardes. "Le retour à la vie sauvage" accouche dans la douleur après un début très critique de la peoplerie, et on tarde à arriver à des scènes interessantes, qui viennent avec la bande de lémuriens. Entre temps, l'évasion est plate et aura même de la peine à ravir les plus petits. Et c'est monotonie revient vers la fin avec une happy end ni drôle ni tendre. Alors que reste-t-il. Des premières vingt minutes avec des singes so british, des pingouins allumés (bijoux du film) et un cérémonial sur le déroulement d'une journée plutôt fine et drôle. Puis il y a l'arrivée sur l'île, avec la construction de la barraque, les cocktails à l'eau salée, et les lémuriens déjantés (autres bijoux du film). Et puis, comme dans tous les nouveaux dessin-animés, il y a les dernières minutes, riches en gags pour que le public reparte sur une bonne impression. Alors, on nous donne une bataille commando des pingouins qui vaut le coup d'oeil, et une dernière réplique (que je ne révèlerrai pas) très drôle.
Voilà, dans tout ça, le moment reste agréable bien que d'une qualité très infèrieur à d'autres animés. En plus, vous resortirez avec ce hit des années 80 dans la tête: I like to move it move it, qui ne vous quitera plus de la journée.

# Posté le samedi 23 septembre 2006 12:39

Modifié le samedi 23 septembre 2006 13:00

L'anniversaire

L'anniversaire
Titre:L'anniversaire
Réalisatrice:Diane Kurys
Acteurs:Lambert Wilson, Jean-Hugues Anglade, Michèle Laroque...
Sortie:2005
Durée:1h40
Genre:Comédie plutôt très dramatique
Note:12/20

Histoire:Raphaël Kessler est un gros patron de chaine de télévision. Millionaire, il gère une vie rangée avec son associé, Jacques. Jusqu'au our où il reçoit un script, un roman cruel qui met sa réputation en jeu, narrant comment il a trahit sa bande de pote pour faire cavalier seul, il y a 25 ans de cela. Contre toute attente, il décide de publier ce roman et d'aider financierement à la production. Suite à cette lecture, il dé cide de fêter ses 45 ans avec ses anciens potes justment et son frère, auteur du roman. La sauterie se passera au Maroc et sera pleine de rebondissement. Elle réunie Elizabeth, actrice ratée; Alberto, le frère de Raphaël et sa femme Gabriella; Charlie, patron d'un restaurant; Jenny, coiffeuse et Jacques, l'associé de Raphaël. A cela s'ajoute des nouveaux: Giovanni, mari d'Elizabeth, Fred, femme de Raphaël et Jean-Louis, employé de la chaine de télévision invité par Jacques.

Avis:Comment croire que L'anniversaire ne soit pas une pièce de théâtre. Tout est là pourtant: le huit clos avec messes basses dans les coins... Pourtant, Diane Curtys s'est lancée dans un film, ajoutant une liberté dispensable. Le film commence plutôt mal. Les deux patrons stéréotypés, la femme ambitieuse, tout est trop comique et trop lourd. Le déprt, les retrouvailles, tout se passe dans la douleur, avec un comique franchement moyen, pimenté par une Bande originale qui donne le punch, regroupant tous ces tubes des années 70-80 géniaux et très bien inserés. C'est quand tout se barre prévisiblement en couille que le film prend un peu de profondeur, incluant dans la narration de belles scènes émouvante et finement écrites (la scène sur le toit entre les deux frères qui regardent les étoiles par exemple). Jusqu'à une morale très nostalgique, un peu déjà vue mais appréciable quand même. La fin est dans le ton, mais il a fallut tellement de temps pour en arriver là qu'on a du mal à apprécier les meilleurs moments. C'est quand le drame prend le dessus que Diane Curtys s'en sort le mieux, filmant proche de ses acteurs et avec une certaine émotion palpable. De plus, des personnages secondaires mal finis et déplacés s'imisce dans ces retrouvailles et parasitent de joli moments. On pense entre à Jean-Louis, qui n'a rien à faire là à part fouteur de merde pour relancer l'intrigue, ou encore à Fred, femme fatale aux dents qui rayent le plancher, très stéréotypée et très mal interprétée.
Car le casting est lui aussi très irrégulier. Fred justement, campée par la froide et fausse Zoé Felix (vous savez l'héroine de Toute la beauté du monde!) gache un peu. Pierre Palmade l'accompagne dans la déchéance, bien pale à coté de son ancienne partenaire de scène Michèle Laroque qui elle pète la forme. Le premier joue l'homosexuel avare avec une lourdeur qui lui est peu connu. L'autre l'actrice un peu capricieuse qu'elle teinte de bon fond, évitant ainsi l'excès. Lambert Wilson sauve les meuble et fait pointe l'émotion dans nos coeurs quand même. Jean-Hugues Anglade lui, donne des hauts le coeur, étoile dans ce ciel un peu vide. Frère raté et malde, il est juste et sensible, comme on l'aime. Il forme un beau couple avec Isabella Ferrari, elle aussi juste.
Un tout hétérogène pour un scénario qui aurait bien mieux convenu à la scène. Rideau.

# Posté le samedi 23 septembre 2006 16:42

Modifié le samedi 23 septembre 2006 17:06

Quand j'étais chanteur

Quand j'étais chanteur
Titre:Quand j'étais chanteur
Réalisateur:Xavier Giannoli
Acteurs:Cécile De Françe, Gérard Depardieu, Patrick Pineau...
Sortie:2006
Durée:1h52
Genre:Romance provinciale
Note:10/20

Histoire:A cinquante ans, la vie est dure pour Alain Moreau. Chanteur populaire voire ringard à Clermont-Ferrand, son coeur est vide depuis sa séparation avec Michèle, qui continue à travailler avec lui. Jusqu'au jour où, un soir où il chante, il rencontre Marion, jeune agent immobilière, séparé et mère d'un enfant qui la rejète. Pour lui c'est le coup de foudre, pour elle c'est plus difficile. Ils commencent à se fréquenter en visitant des maisons pour finalement devenir très proche, sans jamais passer le cap de l'amour.

Avis:La déception de l'année! Depuis Cannes dernier, j'attendais de pied ferme cett confrontation entre la plus belle des actrices françaises du moment et le dieu du 7ème art hexagonale. Date entouré sur tous les agendas en rouge, j'avais pris note de ce que j'attendais comme le plus beau moment de cinéma de 2006. Les critiques annonciatrices de chef d'oeuvre m'avaient conforté dans mon idéal. Mais, l'écran allumé, je n'ai été spectacle que d'un désastre potentiel alarmant.
Xavier Giannoli prend son pied dans la province des plus paumé pour y construire une romance non-dite à l'extrême. Le problème, c'est qu'un non-dit, ça s'entretient. Il faut le suggerer, au détour d'un regard, d'un sourire, d'une réplique à double sens. Ici, le scénario ne soutient en rien le parti pris de mutisme et on effleure du doigt l'intense relation qui se crée entre les deux âmes que dans quelques scènes bien perdues au milieu d'un océan de néant. La scène la plus marquante reste le cours de danse où enfin, il y a hésitation, vacillement dans deux personnages un peu sculptés dans le granit dès qu'ils se rencontraient. Après suis là scène de la promenade sur le volcan et surtout la scène final, malheureusement gâchée par une happy-end décevante bien qu'ambigue.
Sinon, le reste du film est porté par cette histoire secondaire du passé de Marion, qui aurait mérité à lui tout seul un film. Incompréhension, rejet, le fils de la jeune femme n'adopte pas sa mère et cette dernière est plongée dans un désmparement total et, lui, émouvant aux larmes.
Il reconnaitre néanmoins que le jeu d'acteur est de très haut niveau. Si, à mon grand regret, notre Gégé a finit par me blaser, Cécile De Françe elle bouleverse mon coeur et mes tripes un peu plus à chaque film. Elle tire de toutes ses forces le film vers le haut et laisse ici sa plus belle empreinte jusqu'à maintenant. Dans des seconds rôles agréables, on retoruve entre autre Patrick Pineau (le scientifique de Selon Charlie), un très agréable décor. Dans le rôle de l'ex femme aimante, on retrouve Christine Citti, très belle et simple. Et puis il y a Matthieu Amalric bien sûr, toujours aussi fort.
Ce joli casting dans une mise en scène osé (les jeux de miroirs sont magnifiques) bien qu'un peu répétitif, font de ce film provincial un bon moment, à l'ombre d'une immense déception.

# Posté le dimanche 24 septembre 2006 15:43

Modifié le lundi 25 septembre 2006 13:42

Le voyage de Chihiro

Le voyage de Chihiro
Titre:Le voyage de Chihiro
Réalisateur:Hayao Miyazaki
Acteurs:Rumi Hiiragi, Miyu Irino...
Sortie:2002
Genre:Voyage initiatique au bout du tunnel
Note:18/20

Histoire:Chihiro, 10 ans, est une petite file perturbée. Déboussolée par son déménagement, elle est renfermée anxieuse de la peur du changement. Alors qu'elle et ses parents s'appretent à découvrir leur nouvelle maison, son père se trompe de route et s'enfonce dans une foret épaisse. Au détour d'un virage, ils se retrouvent nez à nez avec un tunnel. Les parents de le petite fille décident d'aller jeter un oeil à cette intrigante construction, et Chihiro se sent obligée de les suivre, redoutant de rester seule avec cette grande foret. Au bout du tunnel, ils vont découvrir une prairie magnifique et au bout du champ, une ville désertée que le père de Chihiro prend pour un parc d'attraction abandonné. En s'aventurant dans ce village entièrement composé de restaurants, les parents de Chihiro trouvent un banquet garni et se mettent aussitôt à table. Chihiro tourne le dos et part explorer la ville, quand elle commence à voir des mbres inquiètantes. En retournant auprès de ses parents, elles trouve deux cochons gras et effrayants. Un jeune homme, Haku, va lui apprendre que ce sont ses parents et que si elle veut les revoir un jour, elle devra trouver un travail dans le gigantesque centre thermale de Yubaba, une cupide sorcière. La vie active ouvre les bras à Chihiro.

Avis:Au nom du père, du fils et de Miyazaki, amen. Depuis bientôt 5 ans, je bois les films du réalisateur japonais comme la sainte parole. Mon dieu à moi, c'est lui. Chihiro, s'il n'est le meilleur de sa carrière, talonne de très près la perfection, en la personne du Château ambulant. Miyazaki oublie le temps d'un instant sa phobie maladive de la guerre, et plonge dans les traumatismes de l'enfance avec cette jeune fille, qui sous des abords capricieux, est en fait pleine de courage et surtout névrosée. A travers les peur du tunnel, la peur de la nouveauté, du changement, c'est une image très forte et très poétique de la peur de grandir. Si Chihiro refuse d'abord de se relever pour sauver ses parents, c'est qu'elle ne veut pas passer le cap de la jeunesse. Chihiro est, malgré elle, contrainte de franchir trop tôt cette étape, pour prendre des responsabilités qui la dépasse. L'épreuve a quand même du bon, car avec l'âge vient l'amour, et Le voyage de Chihiro est aussi une romance pudique et entière d'une poésie sublime.
Car le mot d'ordre du réalisateur est avant tout le rêve. Seule humaine, Chihiro va croiser des fantômes, des grenouilles qui parlent, un bébé gargantuesque ou un machiniste à huit bras avec son armée de boules de suie. A chaque image, à chaque plan minutieusement calculé, une suprise nous est reservé, une beauté cachée qui fait de ce film un enchantement. Le refus de la parole (gommée à l'extrême), laisse place à une 2d de toute beauté, qui ancre Miyazaki comme le meilleur réalisateur de mangas au monde. Le film est une fois de plus à voir en VO, même si le japonais vous est étrangé, les intonations passent très bien et vu la quantité de dialogues, vous n'aurez pas l'oeil rivé sur les sous titres.
Plongez au coeur d'un déluge de créativité, avec dragons, armée de bonhomme en papier... et une romance touchante.

# Posté le lundi 25 septembre 2006 13:58

Modifié le lundi 25 septembre 2006 14:33

Assaut sur le central 13

Assaut sur le central 13
Titre:Assaut sur le central 13
Réalisateur:Jean-françois Richet
Acteurs:Ethan Hawke, Laurence Fishburne, John Leguizamo...
Sortie:2005
Durée:1h50
Genre:La nuit, tous les flics sont gris
Note:14/20

Histoire:Le sergent Jack Roenick et oute son équipe s'apprêtent à passer un réveillon au poste du central 13, qui fermera ses portes dans quelques jours. La nuit s'annonce calme et festive quand un convoit de prisonnier est obligé de s'arrêter au central pour cause de mauvais temps. A bord du bus se trouve Marion Bishop, un dangereux tueur de flics arrêté quelques jours auparavant.
La détention se passe bien jusqu'au moment où un commando cagoulé et plutôt expérimenté encercle le central et essaye violement de pénetrer dans le poste pour récuperer Bishop. Si les agresseurs semblent être des amis de Bishop, il va bientôt s'avérer que tous ces hommes dehors, sont des flics. La nuit peut commencer.

Avis:Richet vise haut. Non seulement il traverse l'Atlantique et vise le sommet d'hollywood, mais en plus, il pose ses mains sur un grand film de Carpenter: Assault. Contrat pleinement rempli pour le petit frenchie qui crée dès les premieres minutes de son film une athmosphère oppressante. L'etroitesse des couloirs, les caméra à la main, tout concorde pour rendre claustrophobe le spectateur. Bien sûr, il y a quelques clichés du genre qui ont la peau dure, mais globalement, à part deux trois plans larges et quelques dialogues qui font un peu Rambo, le polar violent est plutôt intimiste et nevrosé. Le scénario transgresse pas mal de code. Il brise l'image de la femme et du vieux incapable, n'hésite pas à nous embrouiller et se place au niveau réel des prisonniers de l'assaut sans nous en dévoiler plus qu'ils n'en savent. Tous ça sans perdre une minute sur les deux heures l'atmosphère et le stress.
Le casting remplit ce qu'on exige de lui dans des films comme celui là c'est à dire pas grand chose. Ethan Hawke est plaisant et crée une belle complicité avec Lawrence Fishburne qui se débrouille pas mal aussi. Ils (à condition de le voir en VO) ne forcent pas les traits de leur voix pour donner au méchant black un coffre de basse et au héros une voix rassurante et c'est tout.
Bon point pour Richet qui ferai bien de revenir en Françe maintenant, avant d'être pris dans le formatage.

# Posté le mercredi 27 septembre 2006 05:34

Modifié le mercredi 27 septembre 2006 06:13