Violence des échanges en milieu tempéré

Violence des échanges en milieu tempéré
Titre:Violence des échanges en milieu tempéré
Réalisateur:Jean-Marc Moutout
Acteurs:Jérémie Renier, Laurent Lucas, Dani...
Sortie:2004
Durée:1h39
Genre:L'entreprise décortiquée
Note:12/20

Histoire:Philippe est un provincial. Mais après des études en économies, il s'installe sur Paris avec des ambitions plein les yeux. Même avec un dossier moyen, il trouve vite une place chez McGregor entreprise. C'est dans le métro pour se rendre à La défense qu'il rencontre Eva, jeune secrétaire plus modeste que lui. Eva est mère et très vite, ils entame une liaison passionné.
C'est la première grande mission de Philippe qui les sépare. Il est chargé de préparer le rachat d'une entreprise de métal en province. Son chef lui laisse de plus en plus de responsabilité jusqu'à lui ordonner de préparer un remodèlement de l'entreprise, qui implique une réduction du personnel. Il se frotte aux hostilités des employés et à ceux d'Eva qui ne veut pas que Philippe s'engage sur une telle inhumanité. Tiraillé entre son coeur et son appat du gain, Philippe va voir sa vie transformé par cet horrible choix.

Avis:Le film social se porte bien. Depuis le début des années 2000, les plongées en entreprise du septième art se font nombreuses et hétérogènes. Là où Trois huit et J'aime travailler s'imiscaient dans la vie des travailleurs, "Violence des échanges..." plonge dans le milieu non moins noir des dirigeants. Il serait trop réducteur de dire que les dirigeants ont la belle vie et un statut privilégié. Pour certain en tout cas, les décisions sont dures et mettent parfois en péril les vies privées. Philippe incarne ce travailleur diplomé et gêné par la réalité. Un personnage qui fait plaisir à voir et dément tous les préjugés sur les patrons rigides et sans coeur. Mais la confrontation s'essouffle très vite malgré des bases solides, et même les scènes hors entreprises s'affadent violement. Jérémie Renier (puisqu'il n'y a presque que lui) a beau tirer le film vers le haut, les personnges les plus attachants prennent un tournant extrême qui dérange. Ce n'est pas déplaisant et même socialement et humanitairement captivant. Mais la magie du réalisme ne prend pas feux dans nos esprits et nos coeurs, comme Francesca Comencini le faisait (la réalisatrice de J'aime travailler. Reste des scènes réussi et des personnages très beau comme le cuisinier (le très bon Samir Guesmi) ou Suzanne interprété par la délicieuse Martine Chevallier.
Il manque juste des ailes à ce docu-fiction qui s'enterre.
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# Posté le dimanche 17 septembre 2006 14:52

Modifié le dimanche 17 septembre 2006 15:07

Mon beau père, mes parents et moi

Mon beau père, mes parents et moi
Titre:Mon beau père, mes parents et moi
Réalisateur:Jay Roach
Acteurs:Ben Stiller, Robert De Niro, Dustin Hoffman...
Sortie:2005
Durée:1h56
Genre:Famille...
Note:11/20

Histoire:Greg Focker est un sage femme épanoui. Après avoir rencontré Jack et Dina Byrnes, ses beau parents, il a emmenagé avec Pam Byrnes et vit tranquilement sa vie entre carrière et amour. Jusqu'au jour où le couple à l'idée d'organiser un week end pour se faire rencontrer leurs parents respectifs. Les Focker recevront, soit. Jack décide de partir avec little Jack, son petit-fils en camping car.
Mais il va s'avérer qu'entre les très coincés Byrnes et les très babs Focker, l'entente va être difficile et Greg Focker qui voudra faire au mieux, va reveiller sa maladresse légendaire d'antant.

Avis:Après Mes beaux-parents et moi, Greg Focker revient en grandes pompes avec de nouvelles têtes au casting. Le décor change et on est très loin de la amison austère et catho des Byrnes. Direction la Californie et une magnifique maison (digne de la maison de la soeur de Ruth dans Six feet under), cadre idyllique pour cette comédie fraîche quoi qu'un peu indigeste par moment. On attend pas de raffinement et de pudeur, mais là, les gags sont tous au niveau de la ceinture (à part "Ass hoooole"). Sexe, sexe et re-sexe, les Focker senior n'apporte aucun raffinement au niveau du comique qui dans le premier opus n'était déjà pas de la grande littérature. Mais les remarques vieux con intello ont des limites, et on laisse nos retenues au placard pour se payer une bonne tranche de comédie soutenue et plutôt bien filmée. Après tout, Scary movie a fait pire! Alors ne ralons pas et ne venons pas au cinéma seulement pour de l'excellence. Le comique étant surtout de situation, il serai difficile de citer les meilleurs gags. Cependant, je re-mentionne le "Ass hoooooooole" de Little Jack et autre seinen sillicone. La séance de massage est aussi d'une grande hilarité.
Et puis l'atout principal vient à la fin de la critique: les acteurs. N'y allons pas par cinquante chemin, c'est tout bonnement dantesque. La palme revient sans hésitation à Dustin Hoffman, en babs femme au foyer qui fait un numéro incomparable à part les meilleurs Peter Sellers. Il s'éclate d'autant plus qu'il donne la réplique à un autre comédien qui n'a plus rien à prouver depuis longtemps: Robert De Niro. Monstrueux lui aussi bien qu'un peu ressucé du premier. POur clore le trio de tête, Barbara Streisand revient au cinéma en grande pompe elle aussi en babs sans tabou (puisque sexologue spécialisée dans le troisième âge) un peu brute de décoffrage mais tellement juste. Pour faire un décor de bonne qualité, Ben Stiller, Tery Polo et Blythe Danner forment la fin de l'album de famille, bien moins impressionant que les premiers. Lui parce que trop répétitif et elle parce qu'un peu cruche.
Un bon moment en perspective.

# Posté le mardi 19 septembre 2006 11:32

Modifié le mardi 19 septembre 2006 13:55

Alexandre

Alexandre
Titre:Alexandre
Réalisateur:Oliver Stone
Acteurs:Colin Farrell, Angelina Jolie, Val Kilmer...
Sortie:2005
Durée:2h50
Genre:Guerre et paix (aussi long en tout cas)
Note:06/20

Histoire:La vie d'Alexandre le Grand, narrée par Ptolémée : de son enfance à sa mort, des cours d'Aristote aux conquêtes qui firent sa légende, de l'intimité aux champs de bataille. Fils du roi Philippe II, il soumit la Grèce révoltée, fonda Alexandrie, défit les Perses, s'empara de Babylone et atteint l'Indus pour établir à 32 ans l'un des plus grands empires ayant jamais existé.

Avis:Stone a toujours ou presque été habitué à des budgets avec de nombreux zéro après les autres chiffres. Mais il a été habitué aussi à en faire quelque chose. Psychologie abouti, divertissement magnifique, le réalisateur un peu brute de décoffrage s'était fait une place dans les lignes des critiques depuis de nombreuses années. Avec Alexandre, il ne se fera pas une agréable place ici, en page 37 de mon blog.
L'histoire d'Alexandre est pourtant passionante et très complexe. Personnage ambigue, né au mauvais moment au mauvais endroit et sacrifié sur l'autel de l'héritage. Son parcours hors du commun, pleine de succès malgré une motivation forcé ouvrait les bras à un joli film. Alors quand Stone arrive sur le projet, on se dit: c'est bon, ce n'est pas Michael Bay qui a mis ses griffes sur le héros grec. Fatal erreur. Oliver se perd dans les clichés, faisant des guerriers homo des hommes qui manient l'épée comme on brandit une baguette magique. On est proche du ballet classique et donc malgré l'univers guerrier oblige, le stéréotype du gay efféminé à la peau très dure. Et, quand on s'éloigne des champs de batailles, l'intimité des deux hommes devient voyeuriste et indecent. Bien sûr, le chef est très proche de sa mère (mais on ça c'est l'histoire à la limite). Sauf que la relation entre les deux devient presque incestueuse et pseudo violente. Toutes ces histoires de famille sont saupoudrées d'une psychologie pire que celle des comptoirs; avec coups de gueule ambrouilles et retrouvailles, le schéma est tracé et pas seulement en filigrane. C'est à grand coup d'indélibile, que Stone repasse son fil conducteur.
Pour ne rien arranger, Colin Farrell occupe tous les plans et au bout de 40 minutes sa face de beau gosse se décrédibilise totalement. Angelina Jolie gagne ici son pire rôle, et son accent ("rrrrrrrr") enivre a mauvais sens du terme.
Alors pourquoi pas deux sur vingt? Parce que Stone reste Stone et sur les champs de bataille il reste un des maitres incontesté du genre. Même si la confusion s'immisce pendant la bataille dans le désert, ces tas de muscles et ces flèches dansent un ballet scotchant. L'action est la dernière qualité d'un petit navet pourtant prometteur aux premiers abords.

# Posté le mercredi 20 septembre 2006 12:51

Modifié le mercredi 20 septembre 2006 13:13

Aladdin

Aladdin
Titre:Aladdin
Réalisateurs:John Musker, Ron Clements...
Acteurs:Robin Williams, Scott Weinger, Linda Larkin...
Sortie:1993
Durée:1h30
Genre:Conte des mille et un fou rires
Note:17/20

Histoire:Au moyen orient vit un sultan bon et généreux. Sa fille Jasmine refuse tout prétendant et Jafar, son conseiller tente en vain de prendre le pouvoir avec son fidèle perroquet: Yago. Un jour où Jasmine fugue, elle rencontre Aladdin, voleur et misérable dont elle tombe amoureuse illico. Mais cet Aladdin s'avère être aussi la clé de la caverne au trésor où Jafar compte trouver une lampe magique. Par des subterfuges divers, Aladdin se retrouve avec la lampe... et un génie déjanté à ses pieds. La course pour le coeur de la belle princesse peut commencer.

Avis:Oh nuit d'Arabiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiieee... Mythique, énorme, innégalé, les mots valorisants ne manquent pas pour d"crire ce chef d'oeuvre de la 2D. Comme quoi la technique ne fait pas tout, le ancêtres étaient capables de faire des très bons dessins animés. C'était au temps où tout les enfants attendaient avec la plus grande impatience noël pour découvrir le traditionnel film de la fin d'année des studios Disney. Heureux sont ceux qui en 1993, un mois avant le père noël, ont reçu la visite magique d'Aladdin, Abu, le Génie et le très extatique Jafar. Ils ont pu s'évader dans le plus magique des Disney sans saisir toutes les suptilités. Et puis dix ans après, en revoyant ce chef d'oeuvre, le souvenir enfant se ravive et puis prend une dimension intemporelle avec ces tonnes de références hilarantes.
L'histoire est simple et le début peut paraître classique. Quoi que. La chanson d'Aladdin donne le ton tout de suite avec jeu de mots, survoltage en tout genre. Et puis l'intrigue progresse plein de magie plus Cendrillon qu'autre chose. Jusqu'au moment où notre héros a la bonne idée de poser sa main sur la lampe magique. Et là, c'est une déferlante d'humour excellente qui nous arrvie en pleine face. Le génie joue les hôtesses de l'air, chante et se transforme en chèvre, en femme avec du poil au menton, en présentatrice précieuse... Impossible à repertorier toutes les réfèrences tant elles fusent. Interprété par le très geniesque Robin Williams (mon idoooooole), le personnage vaut le film à lui tout seul, avec une grosse pointe de Yago ("prend un gâteau", "j'aurai enfin le pouvoir de me débarasser de vous!") et un brin de Jafar ("exatique"), l'enchantement est garanti.
Très célèbre, Aladdin même à 17 ans, mérite toujours son titre de meilleur Disney. Embarquez sur carpette air line.

# Posté le vendredi 22 septembre 2006 13:14

Modifié le vendredi 22 septembre 2006 13:34

La fleur du mal

La fleur du mal
Titre:La fleur du mal
Réalisateur:Claude Chabrol
Acteurs:Benoît Magimel, Suzanne Flon, Nathalie Baye...
Sortie:2003
Durée:1h44
Genre:Secrets de famille
Note:16/20

Histoire:Le jour où François, ainé d'une famille recomposé, revient en Françe pour une réconciliation possible, les secrets de famille de la lignée Vasseur. François est le fils de Gérard qui lui est marié à Anne qui a aussi une fille: Michèle. Sur plusieurs générations, les Charpins et le Vasseurs ont été accusé de se marier entre eux, provoquant des situations proche de l'inceste. En pleine période éléctorale pour Anne, ces sombres rumeurs refont surface sous la forme d'un tract difamatoire, ajoutant par dessus tout une pointe de collaboration et un meurtre suspecté. Et si ces actes horribles n'étaient pas que mensonge.

Avis:Après une carrière de plus de 50 films,Chabrol pourrai s'essoufler sans devoir en avoir honte. Mais non. Le maître du drame familial et des déchirements divers et variés revient tout pimpant et extrêmement noir à la fois. Tel les grands maîtres du policier intimiste, le meurtre se mêle à la Françe si réaliste de Chabrol pour une délectation incomensurable. Le réalisateur se place critique d'une bourgeoisie un peu moisie jusqu'à la moelle et en même temps victime de rumeurs sans autant se croire supèrieur à ses personnages. Sa caméra ne se vante pas plus juste, plue méritante qu'eux et tente de comprendre le pourquoi du comment avec la précision d'une investigation. Sauf que le pourquoi ne se dévoilera pas à la fin du film et que les délicieux dialogues coupent court à tous les aspects documentaires. Fin, drôle et poétique, la famille est portée par la plume magnifique d'un maître en pleine forme.
Et qui mieux que des grands acteurs pour soutenir un tel scénario. Bernard le Coq est pourri et pervers bien comme il faut et Nathalie Baye prétentieuse et droite comme un I. Tout deux forment le couple en parfaite décomposition de la deuxième génération. En digne héritier on trouve un énigmatique et révolté Benoît Magimel qui assoit sa domination de l'hexagone dans sa tranche d'âge. En maîtresse fougueuse et irresponsable, Mélanie Doutey est supportable (vu le désagréable sentiment qu'elle me procure d'habitude). Mais, c'est le troisième âge qui remporte la mise avec un des derniers rôles de Suzanne Flon, la grande dame. Les mots doux d'une grand-mère affectueuse et un peu gâteau prennent une dimension intemporelle et réchauffent le coeur. Elle sait contraster ce rôle d'une noirceur presque Hitchockienne, quand les scènes s'y prêtent.
Une fresque poisseuse et belle à déguster avec le respect qu'il se doit pour un maître du cinéma qui garde encore un talent qui semble inépuisable.
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# Posté le samedi 23 septembre 2006 06:35

Modifié le samedi 23 septembre 2006 06:49