Le fils préféré

Le fils préféré
Titre:Le fils préféré
Réalisatrice:Nicole Garcia
Acteurs:Gérard Lanvin, Bernard Giraudeau, Karin Viard...
Sortie:1994
Durée:1h50
Genre:Social ne rime pas forcement avec génial
Note:09/20

Histoire:Jean-Paul Mantegna, a des ambitions plein les yeux. Le problème c'est que l'argent manque et que ni sa femme ni son père ne peut l'aider dans la galère dans laquelle il s'est mis. Endeté avec des petits mac, il se voit dans l'obligation de revoir Philippe, son frère cadet, avec qui il ne parle plus depuis des années, pour lui demander de l'argent. Le revoir lui redonne l'occasion de re rencontrer son ancienne maitresse Anna-Maria. Devant la cupidité de son frère cadet, il se tourne vers l'ainé: Francis. La reunion tourne mal avec des révèlations qui n'aurai jamais du être dites mais permet aussi à une fratrie de se ressouder.

Avis:Dans la critique de Selon Charlie, je me demandais où étais passé le génie de Nicole Garcia qu'elle avait dans "Place Vendome". La question est en fait plutôt: comment est venu cet éclair de génie qui fait de "Place Vendôme" une réussite. Avec "Le fils préféré", la réalisatrice retombe dans une fresque semi-social et semi-psychologique sans goût ni saveur. Surtout sans queue ni tête. Du début à la fin, jamais un coup de sang, jamais une once de vie. L'électrocardiogramme est plat et confirme la mort clinique des personnages. Pas d'amour, pas d'humour. Pas de passion, trop peu de haine. La pellicule de Nicole Garcia n'est que du vent. Trop de non-dits et trop de paroles à la fois (d'une qualité médiocre au passage). En bref, le film ne se dirige jamais vers une bonne direction. Nicole Garcia se prône contemplationiste, il est vrai que jamais il n'a été si bien incarné. Mais il est si bien incarné qu'il en devient ennuyeux.
De plus, ce qu'on pouvait reconnaitre à Selon Charlie, s'était un casting ahurissant. Ici, Gérard Lanvin enfonce le film dans un amateurisme trop visible et Karin Viard aparait trop peu pour sauver le tout. Seul contre tous, Bernard Giraudeau tire difficilement le film vers le haut. On lui doit le seul coup de sang du film qui fait vraiment plaisir à voir. L'autre personnage interessant et bien interprété, c'est l'actuel copine de Raphaël, le père, mu par un amour magnifique et nostalgique très juste. La palme de la moins bonne qualité est attribué à Jean-Marc Barr, qui joue Philippe, stérotypé dans l'image du bourge cupide et borné.
On a plus qu'à faire son deuil, et oublier.
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# Posté le lundi 11 septembre 2006 13:14

Modifié le lundi 11 septembre 2006 13:30

L'auberge espagnole

L'auberge espagnole
Titre:L'auberge espagnole
Réalisateur:Cédric Klapisch
Acteurs:Romain Duris, Cécile De France, Audrey Tautou...
Sortie:2002
Durée:2h
Genre:Voyage initatique
Note:17/20

Histoire:A 25 ans, Xavier est un peu paumé. Avec des vues sur le ministère des finances, il envisage un DEA quand Jean-Charles Perrin, un ami de son père, lui conseille d'aller à l'étranger. Pour Xavier, ce sera Barcelone. Laissant derrière lui Martine, sa copine, il part en Erasmus un an au pays du flamenco.
Là-bas, il va se confronter aux barrières de la langue et aux difficultés de la vie. Il finit par atterir dans une auberge "espagnole" où qu'il partage avec cinq autres étudiants: Tobias, Soledad, Wendy, Lars et Alessandro ainsi qu'avec Isabelle, une amie belge.

Avis:Klapisch aime et recherche l'eternel jeunesse. Après des étudiants qui cherchent leur chat et d'autres qui se rappelle leurs révolte 68arde, le réalisateur trouve son Antoine Doinel en la personne de Romain Duris (encore). Il aborde ici une nouvelle étape du difficile passage de l'adolescence à la réalité. Pour Xavier, le voyage en Espagne est une occssion de se (re)trouver dans un monde où il n'a pas sa place. Après quelques scènes parisiennes cynique et plutôt hilarante, le départ nous fait respirer. Le vrai bonheur commence ici. L'errance des premiers jours est si bien communicative que nous aussi ne savons plus bien où nous sommes. Enfin la bouée de repère arrive et l'exposion de plaisir est là. Au contact de ses jeunes pluri-etnique et incarnant habilement l'Europe dans une époque où elle est le centre de beaucoup de discussion, Klapisch raconte avec une exactitude incroyable les moeurs et habitude d'étudiants en coloc. Ce ne sont que de petites choses, des petits rien qui sont filmés avec un talent incroyable pour la composition, et qui montre bien cette solidarité. Les liens qui se tissent entre les jeunes (et avec Anne-So) sont un vrai bonheur et on rêve tous de rencontrere sur notre chemin cette auberge espagnole. Klapisch a eut la presence d'esprit de ne pas doubler les étrangers et le passage d'une langue à l'autre est un délice. On apprécie alors pleinement la prestation de tous les comédiens, proffessionnel et amateur. Si Romain Duris continue de m'enerver, je lui reconnait un talent indéniable pour incarner ce rêveur de Xavier. Cécile De France est extraordinairement masculine et tendre et on voit se profiler le talent de Kelly Reilly qui explosera cette prestation dans les poupées russes. Embarquez dans ce voyage initiatique au bon air de respect et de solidarité.

# Posté le mercredi 13 septembre 2006 09:08

Modifié le mercredi 13 septembre 2006 09:31

Les poupées russes

Les poupées russes
Titre:Les poupées russes
Réalisateur:Cédric Klapisch
Acteurs:Romain Duris, Cécile De France, Kelly Reilly...
Sortie:2005
Durée:2h05
Genre:Amour se décline à toutes les formes
Note:16/20

Histoire:Xavier a 30 ans. Il a réalisé son rêve d'enfance, il est devenu écrivain, mais il semble quand même un peu perdu. Il a quelques problèmes avec sa banquière. Il a également des réticences à se fixer avec une fille et enchaîne les aventures amoureuses avec inconséquence. Xavier est contraint de continuer son travail à Londres, puis à Saint-Pétersbourg. Ces nouveaux voyages lui permettront peut-être de réconcilier le travail, l'amour et l'écriture.

Avis:Trois ans après L'auberge espagnole (voir ci-dessus), le réalisateur retrouve Xavier et Romain Duris par la même occasion. Après s'être rendu compte que le ministère des finances n'était pas son endroit préféré, Xavier a opté pour le mauvais côté de la médaille et tente avec dificulté de vivre de sa plume. Il est réduit à faire scribouillard pour des téléfilms genre "feux de l'amour". Avec tout ça, difficile de concilier une vie amoureuse. Avec le même réalisme, Cédric Klapisch décrit cette fois-ci la rentrée dans la vie professionnelle. Avec le même cynisme qu'il avait envers les employés de la burocratie, le réalisateur assassine à bout portant le milieu de la télé et plus exactement les téléfilms ringards. Cette première facette du film donne lieu à une ou deux jolies scènes entre autre la déclinaison avec Zinedine Soualem de la scène de la révélation. Mais cette histoire n'est que la plus grosse des poupées et l'intèrieur regorge de trésor. Après un bref passage vers l'amitié (avec Isabelle entre autre et la scène mytique du dînerchez le grand père), Klapisch s'attaque aux aléas et tortures de l'amour. Xavier erre de fille en fille sans trouver son rêve, son idéal. Le film trouve une limite avec ces filles un peu stéréotypés qui, se succèdant, tournent un peu au catalogue. Mais cette fraîcheur nostalgique nous séduit toujours et on se laisse emporter dans la psychologie du coeur d'artichaut. Le casting reste le même que celui de l'auberge espagnole avec quelques nouvelles. Cette unité, cette solidarité, fait la force invincible du film qui fait qu'on a encore et toutjours envie de se replonger dans cette love story originale et délurée.

# Posté le mercredi 13 septembre 2006 09:37

Modifié le mercredi 13 septembre 2006 09:50

Un indien dans la ville

Un indien dans la ville
Titre:Un indien dans la ville
Réalisateur:Hervé Palud
Acteurs:Thierry Lhermitte, Patrick Timsit, Arielle Dombasle...
Sortie:1994
Durée:1h30
Genre:Comédie d'enfance
Note:13/20

Histoire:Stéphane Marchado est un vrai citadin. Boursiquoteur acharné, il prend le temps de lâcher son boulot pour partir deux jours en amazonie. Là bas, il part chercher sa femme pour rendre officiel un divorce effectué depuis au moins dix ans; car il doit se remarier bientôt avec Charlotte, bourgeoise hystérique enrolée dans une secte. Mais voilà, en plus de trouver sa femme, il va trouver un fils: Mimissicu. Après un malentendu, il est obligé de ramener cet indien à Paris.

Avis:Comment aborder cette comédie ultra connue d'un point de vue original. En avertissant d'abord qu'elle n'est pas sans défauts. Certes, l'humour touche beaucoup les plus jeunes et l'hystérie qui se dégage du film en énervera plus d'un. Mais comment ne pas résister aux fantaisies de ce petit d'homme qui découvre ce qui pour nous est si évident. Comment se refuser de penser pendant une heure et demi que notre vie est futile et qu'il y a peut être des choses à changer. Si la comédie domine très largement, le coeur ne manque pas et pour tout être sensé, la morale bien que simpliste prendra au coeur. Tel l'"Enfant sauvage" en comédie, le film se pose la question aussi des règles de la société et des limites que fixe la culture. Enfin bon avant tout, c'est une heure et demi de plaisir avec des situations comiques qui prête à passer une bonne soirée. Wakatépé!

# Posté le mercredi 13 septembre 2006 12:37

Modifié le mercredi 13 septembre 2006 12:50

Ma vie en l'air

Ma vie en l'air
Titre:Ma vie en l'air
Réalisateur:Rémi Bezançon
Acteurs:Vincent Elbaz, Gilles Lellouche, Marion Cotillard...
Sortie:2005
Durée:1h43
Genre:Comédie en vol stationnaire
Note:14/20

Histoire:Yann est un homme destiné à l'aéronautique. Sorti du ventre de sa mère dans les airs, il ne s'est pourtant jamais servi de sa carte de transport gratuit pour cause de phobie aigu des avions. Alors il est devenu testeur de pilotes. Fou amoureux de Charlotte, il se voit séparé d'elle par sa phobie. Alors, le temps passe en compagnie de Ludo, son meilleur pote. Jusqu'au jour où vient s'installer Alice en face de l'appartement de Yann.

Avis:Ne vous fiez pas au scénario un peu classique, un peu niais. Pour son premier film, Rémi Bezançon se base sur une romance estompé par un sujet plus interessant:la phobie de l'avion. Situations coquasse, quiproquos frais et agréable, le charme de la comédie opère plutôt bien pour donner lieu à 1h30 de bonheur. Outre les scènes truculentes avec Castelot, la palme d'or du rire pour ce film est attribué haut la main au diner avec Eddy, l'économiseur de mots. Véritable bonheur, cett scène vaut le film à elle toute seule.
Et Ma vie en l'air ne serai pas si trois comédens ne donnaient pas le maximum de leur talent pour faire opérer le charme. Si Vincent Elbaz est excellent et Gilles Lellouche gageur à souhait, c'est Marion Cotillard qui gagne sa place au soleil avec uen interprétation fraiche et dynamique comme elle sait le faire. Un très bon moment en perspective. A noter aussi la présence de Tom Novembre: agréable.

# Posté le vendredi 15 septembre 2006 02:35

Modifié le samedi 16 septembre 2006 10:35