Brice de Nice

Brice de Nice
Titre:Brice de Nice
Réalisateur:James Huth
Acteurs:Jean Dujardin, Clovis Cornillac, Elodie Bouchez...
Sortie:2005
Durée:1h38
Genre:Un sketch d'une heure et demi!
Note:06/20

Histoire:Brice de Nice est un surfer winner qui atend sa vague....à Nice. Il vit perpetuellement dans son univers de rêve et de casse comme un gamin de 10 ans alors qu'il en a presque trente. Fils d'une famille riche, il ne connait pas la difficulté et la travail. Alors quand son père se fait coffrer pour fraude fiscale, il se retrouve seul sans le sou avec pour seul ami son DVD de Point Break. Après quelques essais infructueux, il rencontre Marius avec qui il va partir à Hossegor, la vraie capitale du surf. Sauf que Brice ne sait pas faire du surf.

Avis:On pardonne tout à Dujardin. Icône de l'humour français, cet acteur a bien le droit à ses ratés. Le succès justifié des sketchs de Brice ont poussé son créateur à jouer les prolongations au travers d'un film. Sauf qu'il est difficile de faire vivre un personnage de one man show pendant une heure et demi. Si Gad Elmaleh l'avait formidablement réussi avec un Chouchou extraordinaire, Dujardin resuce ses casses de scène qui lui tienne un premier quart d'heure de film hilarant mais déjà vu. Après, tout ses barre en sucette et l'inspiration chute pour passer au calme plat dans un crétinisme qui laisse le spectateur de glaçe. Clovis Cornillac et Jean Dujardin ont beau se démener de toutes leur forces, les deux acolytes ne prennent jamais vie et ce ne sont pas Elodie Bouchez et Bruno Salomone qui arrivent à remonter le niveau. On retrouve l'esprit "casse" dans les dernières minutes pour un duel plutôt réussi entre Igor et Brice mais pour le reste, le côté mièvre voire fleur bleue agaçe les plus grands fans de Jean Dujardin. Il reste la belle complicité entre Alexandra Lamy et l'humoriste qui donne lieu à deux ou trois scènes marrantes dont un final qui nous fait sortir de la salle la banane au visage...et nous fait oublier quelques peu la calamité de l'ensemble. Allez, pour se laver de tout ça, allons retrouver "Saturnin, mais c'est un nom de canard ça" et autres sketch "natachaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa" qui sont tellement meilleur.

# Posté le lundi 04 septembre 2006 03:36

Modifié le lundi 04 septembre 2006 03:51

Une affaire de coeur

Une affaire de coeur
Titre:Une affaire de coeur
Réalisateur:Peter Howitt
Acteurs:Pierce Brosnan, Julianne Moore...
Sortie:2004
Durée:1h27
Genre:Le procés de l'amour
Note:12/20

Histoire:Daniel Rafferty et Audrey Woods sont deux avocats réputés dans le domaine du divorce. Tous deux sont imbattables avec des stratégies pourtant très éloignées. Lui est un homme extravagant voire négligé qui ose tous les coups-bas pour gagner et elle a la tête en forme de code pénal et cette caractéristique lui empêche d'être mise en défaut sur un point de la procédure. A l'amiable, ils se battent pour leur carrières dans les plus gros procès de New-York et tombent petit à petit amoureux. Jusqu'au jour où un divorce entre une rock star et une styliste vont les ammener à tester leur amour inavoué.

Avis:La comédie va si bien à Peter Howitt. Depuis Johnny English le réalisateur ne filmait pas les films du siècle mais satisfaisait avec une fraîcheur assumée. Une affaire de coeur signe un eptit faible mais toujours ce côté pétillant au coin de la caméra. Le rythme est soutenu avec une facilité incroyable qui incite d'ailleurs Peter à se reposer sur ses lauriers et à oublier le film. Les quiproquos plutôt drôle lors des joutes judiciaires ont des petits airs d'Intolérable cruauté (des frères Coen quand même!) et les quartiers de New York des ressemblances avec le manhattan de Woody Allen. Le mix marche et le film sait s'arrêter à temps (des films d'une heure trente on en trouve rpesque plus de nos jours). Bien porté par un Pierce Brosnan qui retrouve son charisme insolent qu'il avait laissé sur la banquise de Meurs un autre jour, la piètre prestation de Julianne Moore qui en fait trop en femme pro soignée et maniaque dessert le film avec grand regret. Pierce qui avouait avoir dit oui au film parce que c'était Julianne en face... Tout considération people à part, le film jouit de l'inspiration très en vogue des scénaristes de comédies américaines (voir Amour et amnésie pour en être convaincu) et on titille les zygomatiques un bon nombre de fois. La fin très happy est rattrapée par les pitreries de la juge et de la mère pendant la cérémonie de salon. Plus que jamais: vive la chaîne météo!

# Posté le mercredi 06 septembre 2006 11:34

Modifié le mercredi 06 septembre 2006 11:49

Se souvenir des belles choses

Se souvenir des belles choses
Titre:Se souvenir des belles choses
Réalisateur:Zabou Breitman
Acteurs:Isabelle Carré, Bernard Campan...
Sortie:2002
Durée:1h50
Genre:Avant l'oubli
Note:19/20

Histoire:Claire vient de recevoir un coup de foudre lors d'une de ces nombreuses ballades en fôret sous la pluie. Depuis ce jour, Claire souffre de troubles de la mémoires. Elle se rend à la clinique des écureuils pour se faire soigner, suivant ainsi les pas de sa mère, décédée dans cette clinique très jeune de la maladie d'Alzeimer. Claire suit le même destin que sa mère, apprenant qu'elle est victime de la même maladie. C'est alors qu'elle rencontre Philippe, un homme amnésique depuis un accident où il "a tué" sa femme et son fils. Tous les deux tombent amoureux et la thérapie opère, dans l'ombre de l'oubli.

Histoire:Après une longue carrière d'actrice Zabou Breitman passe derrière la caméra. En nait "Se souvenir des belles choses". Après, tout se bouscule. Dès les premières minutes, l'étrange sérénité se mêle à l'angoisse de l'inconscience et même de la mort. Sur le visage de Claire ruissele une expression candide que sa soeur évite. Là, on comprend que le film ne sera pas qu'une aventure vers la fin d'une vie, mais aussi une contemplation de ceux qui restent et sont temoins du naufrage. Zabou Breitman cherche tous les angles, tous les points de vue. Des médecins attentifs et réalistes à la famille angoissée et impuissante, de l'amant fougueux et guérissant, à la femme qui profite de ces derniers instants. Tous se croisent dans "Se souvenir..." pour créer un ballet de corps filmé avec minutie et une poésie sublimissime. Chaque revers de la main, chaque éclat de rire est finemen réfléchi et en même temps d'un naturel déconcertant. La première partie se passe ainsi, dans une douce utopie innatendue avec une caméra volatile.
Puis la réalisatrice prend de l'ampleur et passe dans un registre plus dramatique. Toujours cette pointe de bonheur au bord du gouffre mais aussi l'angoisse d'un mari encore malade et qui voit son meilleur remède s'en aller et angoisse maintenant de Claire qui elle aussi n'a plus envie de quitter ce monde. Bouger, être active devient une nécessité qui donne mal au coeur tellement l'impuissance est grande. Jusqu'au final attendu et tragique, où Zabou garde cependant son recul, ne plombant pas trop les mots déjà horrible par des effets de caméra dantesque.
La caméra touche avec justesse (vécu!), les émotions pour une fable poétique d'amour avant tout. On ne peut pas sortir de ce film indemne. Parce qu'il tiraille au fond la peur présente en tout être humain: la peur de la mort et de la séparation, et le malaise de la solitude. Pour interpreter cette sublime contemplation, qui de mieux qu'Isabelle Carré. Son plus beau rôle à ce jour, délicat, sensible et drôle à la fois. Avec une certaine surprise, c'est Bernard Campan qui lui donne sa réplique. Bonne surprise puisque sa prestation n'a rien à envier à celle de son amante et prouve que des trois inconnus, c'est décidement lui qui a le plus beau potentiel de comédien. Une pléiade de seconds rôle entoure nos deux personnages: Bernars Lecoq, Zabou Breitman ou encore Dminique Pinon tous plus jsute les uns que les autres.
La perfection est très proche.

# Posté le jeudi 07 septembre 2006 02:52

Modifié le jeudi 07 septembre 2006 03:17

Afterlife

Afterlife
Titre:Afterlife
Réalisateur:Stephen Volk
Acteurs:Lesley Sharp, Andrew Lincoln...
Première diffusion:2006
Durée:Saison 1: 6X40 minutes
Genre:Psychologie du paranormal
Note:13/20

Histoire:Alison Munday est né avec une malediction. Depuis son plus jeune âge, elle voit des esprtis plus ou moins horrible selon les cas. Ils envahissent tellement sa vie qu'elle n'a plus de liaison intime avec le monde depuis bien longtemps. Quand Robert Bridge, psychologue et réaliste maladif rencontre Alison, sa première réaction est méprisante. Mais il va peu à peu s'interesser à elle, troublé par l'exactitude de certains faits qu'elle dit voir. Il va l'accompagner dans ses délirs pour écrire un livre sur elle.

Avis:Ne vous attendez pas à voir débouler sur votre petit écran des esprits maléfiques comme ceux qui hantent les soeurs Halliwell dans Charmed. Stephen Volk, créateur de paranormal à la chaine, refuse les stéréotypes du genre pour créer une climat intimiste qui évite toute explosion et tout effet spécial. Bien sur, il y a un sacré lot de rebondissements, de sursauts, mais toujours dans une simplicité incroyable. Le créateur pose un regard emphatique sur ses personnages et tente de percer leur hantises parfois bien enfouies. Même si le principe est toujours le même, les six épisodes de la première saison jamais ne se ressemblent. La simplicité aurait pu placer les visions dans le contexte d'une enquête policière, Volk détourne et fait apparaitre les démons à chaque coin de rue, y compris le plus banal. L'épisode trois qui voit Alison confronté à un jeune interné en hopital pour vivre avec un démon très colèreux est sans doute le meilleur de la série, filmé avec horreur et fracas mais avec une malice extraordinaire. C'est dans cet épisode que l'on voit le plus le talent des deux acteurs so british Lesley Sharp et Andrew Lincoln. Les deux maintiennent un train d'enfer pour une série très réussi qui fait languir la saison 2. Pourvu qu'elle puisse voir le jour!
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# Posté le jeudi 07 septembre 2006 12:22

Modifié le jeudi 07 septembre 2006 12:35

Je vais bien ne t'en fais pas

Je vais bien ne t'en fais pas
Titre:Je vais bien ne t'en fais pas
Réalisateur:Philippe Lioret
Acteurs:Mélanie Laurent, Kad Merad, Julien Boisselier...
Sortie:2006
Durée:1h40
Genre:Drame initiatique
Note:18/20

Histoire:Lili, jumelle, a 19 ans. Si pour beaucoup de jeunes de cet âge, l'important est de s'émanciper, elle ne semble pas y tenir trop d'importance. Loïc, son frère jumeau, est en manque de liberté en revanche. Quand Lili rentre d'Espagne, elle apprend de ses parents qu'il a mit les voiles. N'ayant pas de nouvelles de lui, l'absence tourne a la névrose et la vie de la jeune fille tourne au cauchemar. Après une grosse dépression, elle reçoit une lettre de son frère et reprend goût à la vie. Apprentissage qu'elle fait en compagnie de Léa et Thomas.

Avis:Lioret part d'une absence. D'un seul vide qui dépeuple non seulement le coeur d'une fille mais aussi celui d'une famille entière. De là, même si c'est Lili qui prend la place principale sur le grand écran, Lioret ne snobe pas les seconds rôles et leur complexité. Le film se sépare en plusieurs parties, comme plusieurs volets d'une quête initiatique qui assistera à la naissance d'une jeune fille prête et épanouie, bien qu'encore sujette à de nombreux doutes. Il y a d'abord la dépression, où les images sont dures, étouffantes de detresse et d'impuissance. Après, il y a la recherche, où l'on peut déjà sentir poindre un espoir, visible par cette lumière magnifique qu'adopte le réalisateur. Puis la vraie reconstruction, le nouveau départ, où le changement se sent ici dans le scénario. Lioret teinte son histoire d'un humour ou d'une fraicheur romantique. On ne rit vraiment qu'une seule fois mais pour tout l'or du monde on ne louperait pas Aïssa Maïga remballer violement son patron, responsable d'un shopi. C'est dans cette dernière partie qu'avec un bonheur incontrolable, Mélanie Laurent laisse de la place à un Julien Boisselier extraordinairement romantique et attentionné.
Si le tryptique est explicite, il y a un lien commun à l'ensemble. C'est cette ombre inlassable qui plâne sur les personnages. Une absence étrangement présente et active dans la vie de ces personnages. C'est à l'écran et avec des jeux de caméra variés que Philippe Loriet arrive à nous faire sentir l'oppression de ce jeune homme qui laisse derrière lui une cicatrice à jamais ouverte. Reflexion sur la reconstruction, si ce film est avant tout un drame de famille, Loriet ne s'enterre pas dans une plainte excessive et privilègie au final l'amour, à toute les génération (à l'image des embrassades des tout derniers plans). Outre une BO incroyablement mélancolique, un casting éblouissant mène ce drame avec une infinie précaution. En tête d'affiche, Mélanie Laurent accède à la postérité avec ce premier rôle où elle se dévout avec lyrisme à la cause de la caméra. Dans les recoints les plus sombres et les moins palpables se cache un Kad Mérad mystérieux qui prouve que Kad&O ce n'est pas tout de lui. Il forme un couple magnifique avec Isabelle Renauld, elle aussi émouvante aux larmes. Enfin, Julien Boisselier clot ce film avec un romantisme en puissance depuis J'me sens pas belle.
Je vais bien, ne t'en fais pas, en plus d'être un film minutieux et bouleersant, est un des annonciateur d'une rentrée haute en qualité.

# Posté le samedi 09 septembre 2006 16:29

Modifié le samedi 09 septembre 2006 17:18