Gazon maudit

Gazon maudit
Titre:Gazon maudit
Réalisatrice:Josianne Balasko
Acteurs:Alain Chabat, Victoria Abril, Josianne Balasko...
Sortie:1995
Durée:1h43
Genre:Ménage à trois
Note:15/20

Histoire:Laurent et Loli sont l'image du couple idéal. Mariés avec deux enfants et de nombreuses maitresses dans le tiroir. Pendant que Laurent vit ses aventures à droite et à gauche, Loli s'occupe de la maison et attend patiement le retour du père de famille. Jusqu'au jour où débarque Marie-Jo. Marie-Jo est camionneuse et descend vers le Sud en passant par la provence. En panne, elle s'arrête chez Loli pour demander de l'aide. Peu à peu, elle s'invite dans la maison, jusqu'à prendre le coeur de la femme au mari infidèle.

Avis:L'anticonformisme et le culot monstre de Balasko est plus que jamais présent dans cette comédie de moeurs aux caractères dramatiques pas si teintés que ça. Sans épargner les coupables, la réalisatrice française (Un grand cri d'amour, L'ex femme de ma vie...) dénonce et ridiculise les préjugés et les règles avec un cynisme persistant. Le machisme et l'homophobie comme bête noire, le film balance avec hésitation entre la comédie pur et la critique et passe du coup à côté de quelques trucs. Mais les dialogues truculents sortent toujours vainqueurs et le message passe malgré quelques passages de pure délir. Le partage de Loli à trois jours par semaine relève de la plus grande loufoquerie ou encore cet épilogue digne d'une ouverture d'un film hollywoodien vers un deuxième opus (On s'étonne d'ailleurs que tel Pedale dure, personne ne se soit engoufré dans cette brèche monstrueusement lucrative). Sinon la comédie est plutôt réaliste et hélas pas très glorifiante pour nous autre humains. Tous les humains car si en apparence ce sont les hommes qui s'en prennent plein la figure (le discours de Chabat sur l'adultère normal des hommes est des plus horrifiant), la conduite de petite fille égoiste de Victoria Abril remet la balle au centre dans cette véritable guerre des sexes. Finalement, ce sont les lesbiennes qui sont les plus épargnées peut être même un peu trop. Marie-Jo jamais n'est fautive et c'est un peu dommage. En même temps, pour une fois que ça va dans ce sens, peut-on raisonnablement s'en plaindre?
Côté humour, le film atteint son sommet quand Chabat avec son talent naturel d'humoriste joue les bourrés ("j'vais m'faire une chèvre") et que Ticky Holgado (paix à son âme) tente en bon ami de réparer les pots cassés. Quelques sourires s'esquissent de temps à autre sans gros éclats de rire non plus. Reste ce trio d'acteurs formidables mené bon train pa un Chabat déchainé et plus pervers que jamais. Victoria Abril fait chanter les malicieux dialogues du scénario avec son accent espagnol et sa fraîcheur délicieuse. Enfin Balasko joue les camionneuse avec des expressions tordantes et une émotion pas négligeable. Depuis, elle a retrouvé un rôle similaire dans L'ex-femme de ma vie" avec tellement moins de succès.

# Posté le dimanche 27 août 2006 16:54

Modifié le lundi 28 août 2006 10:59

Porco Rosso

Porco Rosso
Titre:Porco Rosso
Réalisateur:Hayao Miyazaki
Voix:Jean Reno...
Sortie:1995
Durée:1h33
Genre:Y-a-t-il un cochon dans l'avion?
Note:15/20

Histoire:Dans l'entre-deux guerres, au dessus de l'Adriatique, les pirates de l'air ont pris le contrôle de l'espace aérien. Un obstacle leur barre la route encore: Porco Rosso. Ancien pilote de l'armée de l'air, Porco Rosso est devenu cochon par un maléfice quand il a quitter l'armée pour devenir chasseur de prime. Aujourd'hui il est recherché par l'Etat mais aussi par les pirates qui ont fait appel à un américain pour le tuer: Curtis. Mais Porco ne compte pas donner sa couenne si facilement et avec l'aide de Fio, il réussit à se sortir des complications les plus dangereuses.

Avis:Miyazaki s'éloigne, le temps d'une aventure d'amour aérienne, de son Japon adoré pour atterir au beau milieu de l'Adriatique, non loin des côtes italiennes. Si les paysages nippons semblaient inspirer plus les réalisatuer, ce film est loin d'être mauvais. Les couleurs changent pour devenir plus brute. Le bleu ciel, le rouge criard de l'avion succèdent aux gris bleu et aux autres couleurs plus douces. L'histoire est plus posé mais aussi plus Disney. Alors que Princesse Mononoké n'état clairement pas regardable pour les enfants, Porco Rosso vise un public large, pronant un message non violent. Les valeurs sont édulcorées mais les message reste le même: Miyazaki s'interroge une fois de plus sur les conséquence de la guerre et expose sa phobie maladive du conflit aussi efficacement que dans Le château ambulant entre autre. Le réalisateur s'interroge aussi sur la puissance et les raisons de l'amour. Cette reflexion se retrouve dans Le château ambulant en plus développé mais en moins explicite. Qu'est-ce qui attire les femmes chez Porco Rosso? Le spectateur moyen pourrat être révolté par cet amour pour un cochon mais les apparences sont trompeuses semble nous dire le maître de l'animation japonaise. Autant de sujet exposé dans une poésie enchanteuse pour toute la famille. Le manque de parole fera passer à beaucoup d'adeptes de l'explicite mais Miyzaki choisit ce qu'il veut faire dire à ces personnages au moment opportun et laisse place à l'image. Et quel image. Etonnant, ravissant ciel dégagé ou chape de nage lisse et chantilly. Que de délice pour les yeux.
Le film est cependant parasité par un doublage médiocre. Si le japonais colle à la peau de ces personnages, Jean Reno et autres doubleurs français sont inexpressif et irritant. La VO est tellement meilleur. Si on s'affranchit de ces voix, le décolage est immédiat.

# Posté le lundi 28 août 2006 10:44

Modifié le lundi 28 août 2006 10:58

Anacondas: à la poursuite de l'orchidée de sang

Anacondas: à la poursuite de l'orchidée de sang
Titre:Anacondas: à la poursuite de l'orchidée de sang
Réalisateur:Dwight H. Little
Acteurs:Johnny Messner, Kadee Strickland, Matthew Marsden...
Sortie:2004
Durée:1h37
Genre:A qui le tour?
Note:12/20

Histoire:Des scientifiques en panade financière découvrent de quoi replumer leur porteufeuille. L'orchidée de sang a des vertues revitalisante incroyable et pourrait être commercialisée facilement. Seul problème: cette beauté lucrative ne fleurit que tous les 7 ans et à l'heure qu'il est, il reste deux semaines avant qu'elles fannent. Ni une ni deux, nos 2 scientifiques partent avec 3 autres de leur confrères et 1 commerciale quelques peu... citadine. A Bornéo, ile rencontrent un aventurier et son coéquipier qui sont les seuls à proposer de descendre le fleuve par période de pluie. Sur le chemin, ils vont découvrir que l'orchidée possède de très bons gardes du corps: des anacondas géants gavés de potion magique.

Avis:Alors que la tendance critique est à l'intellectuel, cette série B arrive comme un coup de poing. Pas de message même subliminale quel qu'il soit, mais un divertissement pur et dur de 97 minutes. Le scénario est mince comme une feuille de calque mais après tout quel importance. Le rire ne nous quitte presque jamais tant nos aventuriers sont courageux et reste drôle même après avoir perdu un des leur. Le jeu de massacre est mené d'un train d'enfer et l'ennui jamais nous envahit. On est trop occupé à prendre les paris sur le prochain à passer à la casserole de l'anaconda, objet furtif minimisé par le réalisateur plutôt habilement, économisant ainsi le ridicule de la tête de ce serpent grotesque. Dissimulé, la peur s'imisce quelque peu avec un tendre frisson agréable. Le reste du temps, c'est le plaisir sadique qui reprend le dessus et assure une jouissance intense devant ce jeu de massacre.
Bien sûr, Anaconda arrive avec ses quantités de défauts. Les acteurs, tous inconnus, tous stéréotypés sont au plus bas. Entre le black hystérique, la commerciale avec son mobile greffé à la main et le belle aventurier aux tablettes apparentes (la scène de la douche, quel gachi!), les icônes ne manquent pas avec tous cette niaiserie digne des mauvaises séries américaines. Mais le côté rétro (volontaire ou non) surprend. Et puis la surenchère de la fin (le nid de serpent casse la minimisation) nous ramène à la cruel réalité de la machine hollywoodienne. Et après la surenchère, revient le beau temps avec les rescapés qui blaguent avec un potentiel humoristique proche de celui de Bigard (ce n'est pas un compliment). Dommage que Little n'ait pas su suivre son traitement anti-Hollywood jusquà la fin du tournage.

# Posté le lundi 28 août 2006 13:44

Modifié le lundi 28 août 2006 16:56

Mémoire effacée

Mémoire effacée
Titre:Mémoire effacée
Réalisateur:Joseph Ruben
Acteurs:Julianne Moore, Dominic West, Gary Sinise...
Sortie:2004
Durée:1h31
Genre:Thriller surnaturel
Note:13/20

Histoire:Il y a quatorze mois, un avion s'écrase et emporte avec lui la vie d'enfants qui voyageaient à bord de cet appareil. Parmis eux, Sam, fils de Telly Pareta. Le problème c'est que personne ne se souvient du petit garçon. Seul Telly se rattache à son seul instinct maternel pour partir à la recherche de son fils. En retrouvant, Ash, père de Lauren aussi défunte, Telly s'aperçoit qu'elle est poursuivi par les forces spéciales. La course contre le temps est lançée.

Avis:Un simple film sur un secret d'état bien camouflée. Mémoire effacée aurait pu l'être si, dès les premières images, l'ambiguité n'était pas de la partie. Si Telly n'était qu'une dégénérée de plus, elle ne serait pas dès le début au centre de l'image et au centre de toutes les discussions. Et surtout, on ne serait pas si vite convaincu par sa cause. L'instinct maternel comme arme mais pas de preuves comme bouclier, cette maman est si sincère, si dérangeante au fond. Après tout la relation mère/fils est des plus forte, donc c'est forcement elle qui a raison. Alors on embarque sans tergiverser dans une course poursuite effrénée et peut-être même un peu trop effrénée. Dès que Ash retrouve la raison, les scènes d'actions s'enchainent avec quelques sursauts à la clé, ne donnant plus de répit avant l'épilogue plutôt long. Au milieu, Ruben se perd un peu dans des scènes de courses mal filmé car trop mobile et invisible. L'ennui se fait sentir quand tout d'un coup, la relance est assurée par ces révélations troublantes et cette disparitions d'un agent des forces armées. Dès lors, le film vire de bord et plonge dans un expèrience extra terrestre poisseuse. Dès le début on le savait, mais on n'osait y croire tellement ça paraissait ringard comme scénario. Et puis le jeu se fait et, nostalgique d'X files ou pas, on avance volontiers pour une arrivée effrayante et plutôt juste.
Fanatique de paranormal ou pas, n'importe qui se sentira envouté par la force de persuasion de la belle Julianne Moore qui n'a jamais été aussi inquiétante depuis le Silence des agneaux et celle tout aussi forte de Dominic West. Car si l'instinct maternel est à l'honneur, Ruben joue (politiquement correct ou pas) la carte de l'équité en embarquant dans l'affaire un père démuni et honteux. On est content de cette initiative même si au final, il n'a été qu'un garde du corps pour le belle héroine.

# Posté le lundi 28 août 2006 16:24

Modifié le lundi 28 août 2006 16:46

La tour montparnasse infernale

La tour montparnasse infernale
Titre:La tour Montparnasse infernale
Réalisateur:Charles Nemes
Acteurs:Eric & Ramzy, Marina Foïs, Serge Riaboukine...
Sortie:2001
Durée:1h28
Genre:Les crétins dans la tour
Note:15/20

Histoire:Il est 7 heure et le soleil se couche sur la tour Montparnasse. Les deux laveurs de carreaux ont pris du retard à cause de leurs jeux débilisants. Ils s'apprête à rentrer quand des coups de feu font exploser la fenêtre à côté d'eux. Dans cette salle se trouve toute la famille Lanceval, prise en otage par des malfrats qui veulent récuperer les cinquante millions qui se trouvent dans le coffre. A leur tête, Stéphanie, nièce du père Lanceval, méprisée depuis toujours. Alors que Ramzy voudrait rentrer vite chez lui, Eric veut aller chercher Marie-Joel ou Stéphanie qui est soi disant prisonnière des preneurs d'otages. Et là, tout se complique.

Avis:Eric et Ramzy réussisent brillament leur reconversion de la scène à l'écran. Depuis, on a vu leurs limites avec le très nul Double zéro. Mais La tour... est elle très réussi. Bien sûr l'humour enfantin et bien des fois pipi/caca reste, mais les deux humoristes rejoutent plusieurs cordes à leur arcs avec un humour provocateur plus proche des Monthy Piton. Divers et variés, les gaffes à la Mr Bean s'ajoute aussi à cet histoire comique. Car il ne s'agit pas d'une suite de sketch mais bien d'une réel histoire construite et plutôt haletante. Les deux héros s'en sortent toujours "comme James Bond" avec pitreries.
Si ils sont le centre du film, la tour regorge d'autres talents comiques. Marina Foïs, incontournable peste et aimée malgré elle, est cynique et insolente à souhait ("Ca va aller ou il va encore falloir mettre vos couiles dans une boîte éléctronique") et Serge Riaboukine en faux lover appelé "Machin" et Mireille Mathieu (nom d'acteur inpronomsable). L'apparition de Joey Star ne passe pas inaperçu et reste un des passages les plus malin du scénario. Celle qui passe inaperçu est celle de Freb d'Omar et Fred qui joue l'autre flic avec le rappeur. Son acolyte Omar en chauffeur de taxi est hillarante. Mais c'est sur Eric et Ramzy que repose le rythme du film et ils réussissent avec brio à nous emporter dans les méandre de la tour avec les sourire en permanence aux lèvres et parfois des fou-rires à en tordre le ventre.
Il serait impossible de regrouper les répliques les plus drôles puisque le comique des deux humoristes repose entre autre sur le comique de situation. Parmis les meilleurs scènes, celle de la partie de "chinois a dit" et l'assomage des deux pilotes d'hélicoptère.

# Posté le mardi 29 août 2006 08:36

Modifié le mardi 29 août 2006 11:33