Réalisateur:Xavier Durringer
Acteurs:Arnaud Giovaninetti, Gérald Laroche, Claire Keim...
Sortie:1997
Durée:1h55
Genre:Prise de conscience d'une machine à tuer
Note:17/20
Histoire:François est un fils de mac. Depuis tout petit les tueries et les réglements de comptes, il baigne dedans. Quand il a l'âge, il commence à règler des petites affaire puis des braquages, à la grande déception de son père. Un petit braquage qui tourne mal déclenche une véritable guerre des gangs où chacun soit mourrat, soit sera transformé. Pour François et rufin, cette tuerie sans nom sera une prise de consience sur la vie et l'inhumanité qu'il sont en train d'aquèrir. Mais dans ce milieu, il est très difficile de décrocher. Heureusement pour François, il y a Claire, une chanteuse au grand coeur qui donne tout son temps à des oeuvres de charité et qui va insufler à François un semblant de vie.
Avis:On connaissait Durringer au théâtre, mais il y a aussi Durringer derrière la caméra. Pour qui connait ces textes, il sera impossible de ne pas reconnaitre cette virulence cru et amer qui caractérise sa plume. La descente aux enfers est imminente, avec ce générique déjà étouffant et cette première scène choquante, abrupte. Les dès sont lançés et le réalisateur/scénariste a annoncé la couleur: noir. Ensuite, le film se compose de deux parties. Il y a la chute. De scènes de viols en scènes de meurtre, la plongée dans le monde de la nuit des zonards et violente et étouffante. Durringer se sert d'une unique source de lumière: le néon. Lumière pâle, ombre allongées, tout est minutieusement mise en scène pour rendre le spectateur claustrophobe et anxieux. Effet garantie, le sans-gêne de cette bande aux moeurs très douteux dérange voire horrifie e peut en répugner certains. Mais il serait dommage de s'arrêter là où tout commence. La prise de conscience se fai languir mais pointe le bout de son nez. François et Rufin se détachentet prenent l'air... pour inlassablement se faire reprendre par se désir de vengeance. Mais le coeur renaît et malgrès les chutes, l'espoir, en la personne de Claire prend de plus en plus d'importance. L'amitié nait aussi avec vigueur entre ces deux personnages voire même une pointe d'amour mais très suggérée. Pour finalement arriver à la renaissance, la purification (image de la douche à la fin relativement explicite). Pas intacts même plutôt amochés.
La mise en scène de Durringer est méthodique et rempli de cohésion. Malgrès les deux parties apparentes, le film est une unité de noirceur et le réalisateur met tout en oeuvre pour créer un univers incroyablement prenant. Rarement un polar avait été aussi bien mis en scène. Le scénario presque muet et plein de non-dits est délicat et entraînant avec une écriture crue mais étrangement poétique. Enfin que serait le film sans acteurs. Si Gérald Laroche (Trois huit...) est le plus nuancé et sublime, Arnaud Giovaninetti (Au secour j'ai trente ans...) va de paire avec lui et leur amitié sent le naturel et l'émouvant. Claire Keim en bouée de secours est angélique et héroïque et surprend. Pour sûr, ça change des Maîtres du Zodiaque! Epoustoufflant, le coeur doit rester bien accrocher pour supporter la scène du viol ou celle de torture de François.




