Identity

Identity
Titre:Identity
Réalisateur:James Mangold
Acteurs:John Cusack, Ray Liotta, Amanda Peet...
Sortie:2003
Durée:1h27
Genre:Métaphysique et jeu de massacre
Note:15/20

Histoire:Surpris par un orage, dix étrangers - une ancienne star de la télé et son chauffeur, un policier qui escorte un tueur, une call-girl, deux jeunes mariés, un couple avec un enfant - se retrouvent par hasard au Golden Palm Hotel, un motel situé en plein désert. Au cours de la nuit, ils se font assassiner les uns après les autres. Pour les survivants, c'est le début d'un terrible cauchemar, chacun soupçonnant l'autre.
Peu à peu, ils s'aperçoivent qu'ils ont tous quelque chose en commun. Ils vont devoir chercher, dans la personnalité et la vie de chacun, le mobile du tueur et par déduction trouver l'assassin.

Avis:Bien malin qui devinera la fin de Identity. Maintenant, reste la façon d'arriver au dénouement. Dix étrangers et un tueur, cela pourrai étrangement ressembler aux "Dix petits nègres" d'Agatha christie. Le principe est semblable. Bloqués, oppréssé par l'imensité du désert (contradictoire mais ça marche), l'angoisse voire la terreur est filmé de manière admirable par un néophyte du genre. Les coup de théâtres et les procédés horrorifiques sont plutôt originaux. Les acteurs sont admirables, Cusack en tête de file et chacun sait en dévoiler juste assez pour laisser le doute planer. Insoutenable, brillant, ce film mérite d'être, ne serai-ce que par ce renversement de genre au milieu du film qui en fait un polar métaphysique à la Cube. Et si tous n'étaient pas ceux que l'on pourrai croire?
Attention, la fin vous fera fondre la cervelle avant de la comprendre...

# Posté le mardi 15 août 2006 15:25

10ème chambre, instant d'audience

10ème chambre, instant d'audience
Titre:10ème chambre, instants d'audience
Réalisateur:Raymond Depardon
Sortie:2004
Durée:1h45
Genre:Docu justicier
Note:17/20

Histoire:De mai à juillet 2003, Raymond Depardon et son équipe ont obtenu l'autorisation exceptionnelle de filmer le déroulement des audiences de la 10ème Chambre Correctionnelle de Paris. Dix ans après Délits flagrants, le cinéaste poursuit sa démarche en nous proposant ce nouveau documentaire citoyen, témoignage inédit sur le fonctionnement de la machine judiciaire.
De la simple convocation pour conduite en état d'ivresse aux déférés de la nuit, 10e chambre nous plonge dans le quotidien d'un tribunal : douze affaires, douze histoires d'hommes et de femmes qui se sont, un jour, retrouvés face à la justice.

Avis:Les docus vous barbent? Bonne façon de vous réocncilier avec eux: regarder "10ème chambre...". Le travail de Depardon est admirable: il a réussi à réaliser un docu qui n'attaque ni ne déend personnes. C'est juste des histoires qui ont pour ressemblance le lieu et le juge. Depardon essaye juste de comprendre ces hommes et ces femmes...non en fait il veut juste les montrer, les faire connaître. Il veut juste observer les reactions de ces Hommes qui se retrouvent confrontés à une situation grave ou minime: comment regardent-ils, comment parlent-ils, comment agissent-ils dans ce cas de figure? Et ce ne sont pas les seuls observés: la juge aussi est filmé longuement dans ses hésitations, dans ses jugements, ses intonations...
Un travail d'observation de la nature humaine qui a aussi l'avantage de raconter des histoires pas barbantes et diverses qui raviront même les plus grands fans de films d'action qui ne supportent pas les films plus calmes...
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# Posté le mardi 15 août 2006 15:35

Modifié le mercredi 16 août 2006 08:20

Les invasions barbares

Les invasions barbares
Titre:Les invasions barbares
Réalisateur:Denys Arcand
Acteurs:Marie-José Croze, Rémy Girard, Stéphane Rousseau...
Sortie:2003
Durée:1h39
Genre:6 amis et un enterrement
Note:18/20

Histoire:Rémy, divorcé, la cinquantaine, est à l'hôpital. Son ex-femme Louise rappelle d'urgence leur fils Sébastien, installé à Londres. Ce dernier hésite - son père et lui n'ont plus rien à se dire depuis longtemps. Finalement, il accepte de revenir à Montréal pour aider sa mère et soutenir son père.
Dès son arrivée, Sébastien remue ciel et terre, joue de ses relations, bouscule le système de toutes les manières possibles pour adoucir les épreuves qui attendent Rémy. Il ramène aussi au chevet de Rémy la joyeuse bande qui a marqué son passé : parents, amis et anciennes maîtresses.
Que sont-ils devenus à l'heure des "invasions barbares" ?

Avis:L'heure des "invasions barbares" c'est l'époque du post 11 Septembre. Pourtant, ce film n'a pas grand chose à voir avec la politique américaine. Et en même temps, il serait difficile de dire que ce film n'est pas une critique politique. Critique du socialise à travers les hôpitaux nationaux, critique du capitalisme à travers les propos virulents de Rémy, Denys Arcand choisit son camp: ces six amis d'enfance sont heureux...et ils n'ont jamais démenti l'état d'esprit socialiste. Virulent, cynique ils attaquent la religion, le superpuissance américaine avec Primo Levi dans une main, Cioran dans l'autre.
Mais les "Invasions barbares" ce n'est pas un film politique, c'est avant tout une histoire d'amitié et d'amour: paternel, charnel ou profond. L'amour et la libido de ses protagonistes sont les sujets principaux de ses personnages. a la limite du libertanisme, la troupe d'amis avouent, à l'heure des bilans, leurs relations et leur sexualité...
Enfin, "les invasions barbares" c'est une tout autre histoire d'amour encore: c'est l'amour de la vie d'un homme qui la voit s'éloigner et qui ne veut la laisser fuir. L'amour de la vie d'une femme droguée et paumée qui ne la trouve plus sa vie et le seul chemin qui le mènerai à elle, c'est une direction qu'elle a du mal à prendre...
"Les invasions barbares", c'est un film qui parle de tout et de rien, de la fin de choses et du début de tellement d'autres. C'est un scénario drôle, poignan, virulent. C'est une mise en scène poétique et douce comme la fôret jaune et rouge qui borde le lac (cf:le film). C'est une incitation à profiter de la vie, jusqu'au bout, sans regarder en arrière. C'est une histoire d'amour joué à la perfection par un casting de francophones du grand nord qu'on aurait grand plaisir à retrouver, encore une fois...

# Posté le mercredi 16 août 2006 08:24

Modifié le mercredi 16 août 2006 10:48

Tout sur ma mère

Tout sur ma mère
Titre:Tout sur ma mère
Réalisateur:Pedro Almodovar
Acteurs:Marisa Paredes, Cecilia Roth, Candela Pena...
Sortie:1999
Durée:1h40
Genre:Portraits de femmes
Note:19/20

Histoire:Ca fait dix sept ans que Manuela a quitté Barcelone pour rejoindre Madrid avec dans ses bras un bébé. Aujourd'hui Esteban est un garçon comme tout les garçons qui vivent avec leur mère: "un peu intello" et il voue un véritable culte à la femme de sa vie. En plus, il rêve de venir écrivain. Mais voilà, le soir de ses dix sept ans, Esteban et Manuela vont voir "Un tramway nommé Désir". A la sortie, Esteban veut à tout prit un autographe de Huma Rojo, cette actrice qu'il admire tant. En courant après son taxi, il se fait renverser par une voiture. Après la mort de son fils unique, Manuela retourne à Barcelone pour retrouver le père d'Esteban et lui annoncer son décès. Sur place, elle croisera la route de nombreuses femmes avant de retrouver son ex mari: Agrado, travesti prostituée qui cherche un point de repère, Huma Rojo et Nina, deux actrices amoureuses l'une de l'autre que la drogue sépare et Soeur Rosa, une bonne soeur prête à partir au Salvador...

Avis:C'est à chaud et les yeux encore pleins de larmes que j'écris cette critique. Quand l'écran se referme, comme le rideau d'un théâtre, les sentiments se mélangent dans le coeur du spectateur. Le temps a passé depuis les premières scènes à Madrid, on a vu des femmes s'aimer se déchirer se battre contre le sort... si bien qu'à la fin, on n'arrive plus à dicerner cette pointe d'espoir. C'est un dépaysement enchanteur qu'Almodovar nous propose. Le déboussolement, comme un concentrée de vie. Tout ce qu'un destin peut comporter, le "réalisateur des femmes" l'introduit habilement, sans non plus bourrer son film. Tout de légèreté vêtu, sa caméra oublie un instant sa technique fameuse désormais pour filmer en toute simplicité cette troupe de femmes. Troupe de femmes réunis auour d'un homme ou plutôt de trois hommes: Esteban. Il y a Esteban le père, le mari de Manuela. Il y a Esteban le fils et Esteban le ... Et le fait que ce film ait pour centre ces hommes est une originalité des plus appréciable. Mais attention, ce film reste étrangement féministe et dans la droite lignée de l'oeuvre d'Almodovar. Ou plutôt, c'est le sommet de l'oeuvre d'Almodovar. Car c'est sans conteste le meilleur film de ce réalisateur. On y retrouve son style et ses préfèrences. Son humour, son amour (des femmes), sa sensibilité, son sens aigue de la dramaturgie et ses idées musicales (Bo magnifique). On y rerouve aussi et surtout ses actrices préférés. Si Pénélope Cruz fait ses débuts, elle n'en est ébluissante en Soeur amoureuse et déchirée. Marisa Paredes elle persiste et signe (après entre autre "Talons aiguilles") et légendaire sensibilité habille si bien le personnage de Huma. Cecilia Roth aussi retrouve la caméra aimante de Pedro (après "Dans les ténèbres" et "Le labyrinthe des passions") et décroche la palme de la meilleure actrice du film en mère orpheline de son enfant. Ses nombreuses crises de larmes face caméra sont communicative et son jeu plein de contraste font de Manuela son rôle de consécration. Et puis il y en a tant d'autre:Antonia San Juan(en travesti qui lutte pour se sortir de sa prostitution), Rosa Maria Sarda en mère impuissante face à sa fille ou encore Candela Pena en actrice junkie.
Un film incontournable et magnifique.

# Posté le mercredi 16 août 2006 13:52

Mes réalisateurs (et scénaristes) préférés

Mes réalisateurs (et scénaristes) préférés
Parce qu'un film, ça se film et que ce n'est pas parce qu'on ne les voit pas à l'écran que ce ne sont pas eux qui passent le plus de temps sur leur film, rendons hommage dans cet article aux talentueux réalisateurs qui me font vibrer et vous font vibrer à travers vos commentaires.
Je me limite au classement des dix préférés avec une petite explication du pourquoi du comment.

1ère place

TIM BURTON. Ceux qui me connaissent et ceux qui lisent mon blog auront vite fait de deviner que Burton est mon idole. Parce qu'il continue à nous fournir du rêve et de la poésie dans un monde crasseux comme peut l'être notre stratosphère. Parce qu'aussi, il a su se préserver de la tentation commerciale et que son succès il l'a gagné par la qualité et non pas par du politiquement correct. Parce qu'avec sa dégaine de rêveur, il reste profondement irrésistible et parce qu'il filme Johnny Deep comme personne ne l'avait fait et personne ne le fera probablement jamais. Parce qu'il est écléctique et profondement gothique et que d'ailleurs l'expression de gothisme Burtonien devrait exister dans le Larousse des citations et expressions. Marginal, poétique, rêveur, tout ce que j'aime.
Films préférés:Le meilleur vient au début de sa carrière avec Edward aux mains d'argent véritable chef d'oeuvre du septième art. Poétique, gothique, tragique tous ces -iques collent à ce film, consécration de la carrière de Johnny Deep par la même occasion. Ensuite vient Big fish dans la droite lignée de Edward, Big fish est plus émouvant mais moins atypique. Puis, enfin viens Charlie et la chocolaterie autre monde, autre style mais toujours le géantissime Johnny Deep. Enfin, parce que Burton est aussi touche à tout, ces dessins animés sont d'excellente qualité avec toujours ce gothisme Burtonien (fallait que je place ma nouvelle expression). Il y a l'indétronable dans mon coeur Etrange nöel de Mr Jack et les très bonnes Noces funèbres avec la sublime voix d'Helena Bonham Carter venant s'ajouter au sensuel Johnny.

2ème place


QUENTIN TARANTINO.Dans un tout autre genre, on reconnait aussi une oeuvre de Tarantino au premier coup d'oeil. Film de genre, toujours d'une originalité folle, un film de Tarantino se caractérise souvent par des effusions de sang (Kill Bill, Reservoir Dog...) et une muse souvent présente: Uma Thurman. Cette beauté est le Johnny Deep de Tim Burton et pour lui, elle va jusqu'à tuer 88 fous ou faire une overdose. Une réalisation de Tarantino se manifeste aussi par une BOF très recherché et toujours très à propos à tel point que souvent ça mérite l'achat, même si le film n'est pas bien.
Films préférés:La gradation des oeuvres de Tarantino n'est pas possible tant elles sont diffèrentes les unes des autres. La plus captivante et aussi la plus sanglante est sans conteste Kill Bill. En deux volets, ces films sont les premiers du réalisateur que j'ai vu et certainement la plus démonstratrice de l'état d'esprit du réalisateur. Sanglant, intelligent, orchestrés et chorégraphiés, rien n'est laissé au hasard le tout est extraordinaire. Le plus intimiste est certainement Jackie Brown. Presque passé inaperçue aux yeux du public (par rapport à des succès comme Pulp Fiction ou Kill Bill), Jackie Brown est formidablement intimiste. A plus petit budget, le film repose sur des dialogues aux petits oignons et une mise en scène fougueuse. Il repose aussi sur un casting époustoufflan avec le fidèle Samuel L Jackson et l'extraordinaire Robert de Niro. Enfin, le plus fameux est Pulp Fiction. Epoustoufflant de génie, décousu et intelligent, Pulp fiction est aussi une satyre sociale.

3ème place


HAYAO MIYAZAKI.Maitre du dessins animé japonais et maitre du dessins animé tout court, Hayao Miyazaki a toujours un monde peuplé de créatures farfelues et dérangeantes car elles ressemblent toujours de près ou de loin à des humains. Enchanteur, véritable magicien, son oeuvre se caractérise par un combat incessant pour la sauvegarde de la nature et contre les developpement technologique à tout prix. Sous des dehors gentillets son oeuvre est beaucoup plus profonde que l'on pourrai l'imaginer. Si sa production n'est pas faramineuse, ses Studios Ghibli sont des véritables mines d'or de bijoux moins connus.
Films préférés:Le meilleur Miyazaki est le dernier Le château ambulant ou les aventures d'une jeune fille victime d'un maléfice qui la rend vieille. Histoire d'amour, film drôle et film d'aventure, ce dessin animé est une mine d'or de répliques cultes et d'inventivité. Il est aussi orchestré superbement. Vient ensuite Le voyage de Chihiro ou les péregrinations d'une jeune fille dans un monde peuplé d'être maléfique. De loin le plus pofiné d'un point de vue estetique, Chihiro est le plus doux et le plus accesible des Miyazaki. Puis le plus dur: Princesse Mononoké. Déliberement engagé, ce film est une illustration parfaite du combat du réalisateur japonais et est une manifique épopée pour la victoire de la nature sur les hommes et l'industrialisation. Attention, c'est le plus dégoutant aussi (ça reste raisonnable). Pour finir, il y a Le château dans le ciel moins remarquable mais très bien orchestré. Porco Rosso est de loin le moins réussi. Il reste un très bon moment.
Films pas vus:Kiki la petite sorcière et Mon voisin Totoro

4ème place


PEDRO ALMODOVAR.Cinéaste des femme et des travestis, Almodovar est amintenant mondialement connu. A son palmares on trouve la prix de la meilleur réalisation pour Tout sur ma mère (voir ci dessus) et du meilleur scénario pour Volver à Cannes. Mais aussi une petite statuette américaine pour Tout sur ma mère et un césar pour le même film. Enfin, on ne compte plus le nombre de Goya qu'il a obtenu dans son pays (rien que 7 pour Tout sur ma mère). Grand technicien et grand mélomane, sa mise en scène est toujours audacieuse et ses BO valent autant le coup que les films. Il sait s'entourer de nombreuses actrices formidables (Carmen Maura, Marisa Paredes ou encore Penelope Cruz...). Parce que c'est l'un des seuls cinéaste à me faire pleurer, Pedro mérite cette quatrième place pour tous ces films sans exception.
Films préférés:Si le meilleur est Tout sur ma mère, de nombreux autres films sont à pleurer. Sa dernière comédie Volver est certainement le film le plus extravagant de sa carrière. Il est à mettre à part car c'est un film dérangeant à dominante comique, ce qui est rare dans sa carrière. La mauvaise éducation est aussi spécial car c'est le plus masculin de tous. Almodovar oublie un instant les femmes pour faire un film sur des hommes. Rassurez-vous ce ne sont pas des hommes mais plutôt des travestis. C'est l'un des plus émouvant. Si l'on remonte dans le temps, on trouve Talons aiguilles qui lui est le plus policier de tous. Ae un magnifique duo de femme Victoria Abril et Marisa Paredes. Enfin viens Attache-moi ou les débuts de Antonio Banderas en preneur d'otage amoureux. Dérangeant et extravagants mais toujours génial.
Films pas vus:Il y en a encore de nombreux autres. Parmis eux citons Qu'ai-je fait pour mériter ça ou encore Matador...

5ème place


CLINT EASTWOOD.Oubliez Eastowood acteur. Oubliez l'époque chapeau de cow boy, clope au bec et revolver sur le qui vive. Monseigneur Eastwood réalise tellemen bien, qu'il serai réducteur de ne garder de lui que la sage de l'homme inconnu. Clint, c'est le maitre des lumières et de la noirceur, c'est un maître compositeur. Artiste comple, artiste talentueu incontournable, artiste vraiment parfait.
Films préférés:Je suis tombé raide dingue de ce réalisateur sans vraiment avoir vu beaucoup de film. En fait, deux films ont suffit à me le faire aimer. Le premier est Million Dollar baby. Film intimiste sur un amour ambigue et magnifique. Avec une Bo extraordinaire, une mise en scène très rigoureuse et romantique et la sublime Hilary Swank et le très très émouvant Morgan Freeman. Le deuxième, c'est Mystic river. Polar poisseux et bouleversant, porté par l'époustoufflant Sean Penn.
Films pas vus:De nombreux autres films ont été réalisé par Clint Eastwood. Ceux que j'attends le plus sont Créance de sang, Sur la route de Madison, Impitoyable et Le pleins pouvoir. A suivre.

6ème place


AGNES JAOUI.D'un point de vue scénario, il est diffiile de séparer Agnès Jaoui d'un autre artiste décapant: Jean Pierre Bacri. Cependant, c'est la seule du tandem à avoir franchi le pas de la réalisation. Et si c'est pour sa plume cynique et intelligente qu'on l'apprécie, elle est une metteuse en scène hors pair. Audacieuse quand il le faut, calme et rangé parfois, sa caméra a le don de filmer les situations les plus banales avec un talent incomensurable. C'est ces mots qui 'mont cependant séduits en premier. Des personnages chiadés, profonds et drôles, émouvants et provocateurs, si elle n'est pas la reine des rebondissements, ses scénarios racontent toujours des situations communes qui séduisent d'autant plus que l'on s'y retrouve. Le meilleur du cinéma français.
Films préférés:Elle en est a son deuxième long réalisé. Si le Goût des autres est le meilleur, Comme une image n'en est pas moins remarquable. Tous les deux satyres sociales où les classes sociales sont souvent représentés sans subir les clichés. Là où le premier est une romance pas banale, le deuxième est plutôt une exposition des difficultés des relations père/fille. Dans les deux on retrouve Jean-Pierre Bacri a qui les mots de Jaoui vont si bien. Dans Comme une iage on retrouve l'époustoufflante Marylou Berry et dans Le gout des autres, on retrouve toute une pléiade d'acteurs meilleurs les uns que les autres: Gérard Lanvin, Alain Chabat (mon idole!!)... Son meilleur scénario, elle ne l'a pas écrit pour elle mais pour Alain Resnais et il s'appelle On connaît la chanson. Comédie musicale hilarant et romance émouvante, ce film est l'occasion d'une confrontation d'acteur magnifique: Sabine Azéma, Pierre Arditi, Lambert Wilsson, André Dussolier, et le couple Jaoui/Bacri. Enfin, il y a deux autres films de la même trempe que les premiers: Un air de famille de Cédric Klapish et Cuisine et Dépendance de Philippe Muyl.
Films pas vus:Seuls deux scénarios de Jaoui ont échappé à mes yeux de cinéphiles: Smoking et No smoking de Alain Resnais.

7ème place


MICHEL GONDRY.Ancien musicien, il serai impossible de dissocier Gondry et musique. C'est avant tout un réalisateur de clips extraordinaires. Mais le 7ème art lui va plus que bien aussi. Cinéaste de l'imaginaire, de l'extravagant, de la poésie et de l'inventivité, ces films sont toujours remplis de machines folles, de situations impossibles, de loufiqueries. Pour apprécier un Gondry, il faut accepter de rentrer dans un univers tout à fait improbable.
Films préférés:En tant que films, il n'y a pas à avoir de préféré, pour l'instant il n'y en a qu'un: Eternal sunshine of the spotless mind. Romance en deux épisodes où le rêve devient acteur, ce film est un des meilleur produit Hollwoodien jamais sorti. Mais il y a eu des clips aussi. Voir tous les clips de Bjork même si on n'aime pas la musique éléctro expérimentale de la chanteuse islandaise, est un régal d'estétisme et d'inventivité. Pour les fans de rock, les clips des White stripes, moins remarquables mais sympa néanmoins sont plus facile d'accès. Après, on peut aussi voir son oeure dans des gropes comme IAM, Radiohead ou encore les monstres Rolling stones.
Films pas vus:Human nature, son premier long attend sageùent au fond de ma DVDthèque et le nouveau 'La science des rêves" ne tardera pas à être sur mon blog.

8ème place


OLIVIER NAKACHE/ERIC TOLEDANO.Jeunes réalisateurs en pleine expansion, leur manque d'experience ne leur a pas empêcher de trouver en Jean-Paul Rouve une muse de haute qualité et de se payer Gérard Depardieu pour leur premier long métrage. Nakache et Toledano marquent par leur tendresse et leur don pour la nostalgie incroyable. Faisant des films sur monsieur tout le monde, sur des évènements qui arrivent à tous au moins une fois dans la vie, ils ont un sens de la dérision qui se perd de plus en plus. Leur mise en scène folle, leurs scénarios loufoques et pleins de quiproquos sont d'une intelligence folle.
Films préférés:A part des courts métrages, le duo a à son actif deux long métrages. Le premier Je préfère qu'on reste amis est une histoire de rencontre entre deux pesonnages diamétralements opposés. Le premier, un peut beauf multiplie les conquêtes et le deuxième timide à l'excès. Leurs rencontres vont les bouleverser. Drôle tendre, ce film est porté ar un duo d'acteurs remarquables: Gérard Depardieu et Jean Paul Rouve. Le deuxième Nos jours heureux, reconte la vie d'une colo: les amours, les disputes...des animateurs. Encore Jean Paul Rouve mais aussi Marylou Berry et Omar Sy.

9ème place


ANDREW ADAMSON.Une chose est sûr, Adamson a dû être profondement marqué par les contes de fée et les livres de Heroïc fantasy. Ce réalisateur est resté dans l'enfance, pour notre plus grand plaisir. Il promène son ogre vert depuis 2001 de Pinocchio à le belle aux bois dormants avec humour et grande dérision. Bientôt le troisième opus des aventures du monstre aux oreilles en trompette va sortir et le quatrième est en préparation. Mais, il n'y a pas que Shrek qui est tombé aux mains de ce magicien. Andrew Adamson a aussi obtenu les droits d'adaptation sur la saga de Lewis: Le monde de Narnia. Après un premier opus réussi, c'est au tour de l'épisode du Prince Caspian de se voir mis en image, avec l'appui de Disney.
Films préférés:Si les Shrek sont les oeuvres les plus réussis de sa carrière, sa version de Narnia est aussi appréciable bien que très tourné enfant...c'est Disney.

10ème place


JEAN-PIERRE JEUNET.L'incontournable, le reveur, le cruel et le loufoque en un mot: l'eclectique. Quand on rentre dans une salle qui passe un Jeunet, on ne peut jamais savoir a quoi s'attendre. Car il faut avouer qu'il y a des kilometres d'ecart entre Alien la resurection et Le fabuleux destin d'Amelie Poulain. Pourtant on retrouve toujours ce cote poetique (non je ne divague pas) cette tendresse explicite et cette cruaute bien cachee. Cette ambiguite derangeante qui fait de Jeunet un realisateur atypique et extravagant.
Films preferes:Jeunet n'a pas une carriere tres remplie. Il prend son temps, observe et se documente. Le fabuleux destin d'Amelie... est le plus reussi car le plus poetiaque le plus recherche. Mais Un long Dimanche de fiancailles est qussi tres reussi et tres emouvant. Alien est aussi d'une pure beaute mais il faut bien etre fan du genre.
Films pas vus:La cite des enfants perdus et Delicatessen




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# Posté le mercredi 16 août 2006 17:09

Modifié le lundi 25 septembre 2006 14:37