Les quatre fantastiques

Les quatre fantastiques
Titre:Les quatre fantastiques
Réalisateur:Tim Story
Acteurs:Jessica Alba, Chris Evans, Ioan Gruffudd...
Sortie:2005
Durée:1h50
Genre:Combat de titan
Note:14/20

Histoire:Reed Richards s'apprête à explorer le coeur du cosmos pour percer les mystères de nos origines. A ses côtés : l'astronaute Ben Grimm, son ex-compagne Sue Storm et le pilote casse-cou Jimmy Storm.
Au cours de leur mission, la station spatiale s'engouffre dans un nuage de particules radioactives. Les codes génétiques des quatre astronautes en sont altérés. Alors que Jimmy semble s'en satisfaire et s'amuse à leur créer une renommé people, Reed cherche à tout prix à inverser cette tendance pour rendre à Ben son vrai visage. Seulement Von Fatalis, qui lui était aussi dans la navette veut user de ses pouvoirs pour récupérer sa richesse partie en cendre avec l'échec de la mission.

Avis:Le bouseux Tim Story, à qui l'on doit l'horreur New York taxi si bêtement adapté du déjà minable Taxi de Besson, met la main sur les droits d'auteurs du comics Les quatre fantastiques. Un mauvais réalisateur sur une Bande-dessinée déjà pas terrible, on pouvait réelement attendre le pire. Mais, et c'est pour cela qu'on aime le septième art, ce film nous réserve une suprise plus grosse que le cul de Jessica Alba: un scénario intelligent. Sur cela, Tim Story use avec parcimonie et talent de ses petits effets-spéciaux ébouriffants, pour donner un film plus que convenable. Comme quoi les miracles sont possible, et le divertissement intelligent aussi. "Ca va faire mal".

Le registre Marvel est loin d'être parfait, contrairement à ce que certaines critiques voudraient nous faire croire. "Arriver à sabrer à ce point deux des plus beaux persos du catalogue Marvel" nous dit Mad movies. Alors, soit on a pas du tout les même valeurs, soit je ne comprends pas de quoi ils parlent. Fantastic four, est loin d'être un chef d'oeuvre déjà sur papier. Ce n'est pas comme si on parlait de Hell boy ou d'autres X-men. En vue de cela, le travail de Tim Story ne peut qu'être admirable. Michael France, scénariste spécialisé dans l'adaptation de comics, reformate la BD de Stan Lee et Jack Kirby tout en gardant l'aspect familial de la bande de super-héros, seul bonne trouvaille des deux créateurs. A cela, il ajoute des thèmes inhabituels à son scénario, traités sans trop de pathos. Si la plupart des musclés se servent de leurs pouvoirs pour sauver le monde et assume leur "responsabilités" ("Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités" qu'elle nous dit la Tante May de Peter Parker), Richards et ses amis eux veulent s'en débarasser. Couardise ou modestie, le scénario ne le dit pas. Il développe seulement cette étrange difficulté à assumer sa diffèrence et cette surprenante répulsion des gens pour l'étranger. Dans Les quatre fantastiques, sauver deux homme ne suffit plus à obtenir son salut. Même après de grandes prouesses, les citoyens continuent à avoir peur. Si le crétins décérebrés accros aux comics hurleront à la trahison, il parait évident que cette originalité est tout ce qu'il y a de plus louable. Michael France contraste cet aspet manichéen avec sa critique du microcosme people. On peut être diffèrent et adulé (La torche n'a aucun problème) mais à condition de rester "humain". Comportement humain donc forcement incompréhensible. Si ce film n'est certes pas un traité philosophique d'une qualité extraordinaire, les questions soulevées n'en sont pas moins appréciable et originale.

Tim Story prend donc le temps de se poser le plus souvent, pour d'interesser aux personnages plutôt qu'aux explosions et autres cascades. Pour faire passer son amateurisme dans tout ce qui n'est pas action, il saupoudre ces scènes d'un humour plutôt réussi et donc pas con (comme celui de New-York taxi par exemple). Répliques de lover pour La torche humaine, joutes verbales cruelles entre ce dernier et Ben Grimm, tout est sujet à rire, dédramatisant le fond du scénario développé ci-dessus. L'aspect familial du clan des quatre est aussi sujet à rire, même si quelques dérapages du genre "t'es pas ma mère, arrêtes de me dire ce que je dois faire" se glissent entre deux, l'ensemble est plutôt réussi et bien écrit. Et pour cela, Tim Story peut compter sur Chris Evans, acteur léger et pré-pubère au possible, sur Michael Chiklis, comédien épatant dans The shield et ici encore franc et émouvant ou sur Ioan Gruffudd, un Mister Fantastic gaffeur et au coeur grand avec une interprétation honnête. Même Jessica Alba, habituellement si innutile trouve sa place dans un rôle jouant sur ses atouts physiques sans la réduire à l'état de chair pour autant. Seul Julian McMahon est un peu faiblard dans son rôle diaboliquement exagéré.

Passons out de même au vif du sujet: la baston. Budget faramineux oblige, les effets spéciaux futuristes sont au rendez-vous. Mr Gomme étiré, torche réelement humain et éclairs apocalyptique, Tim Story met la dose, faisant ce en quoi il excelle: le divertissement. Sauf que là, le réalisateur s'élève au rang de populaire de qualité et la cohérence des scènes d'actions sont appréciable à l'heure où l'on film un plan par seconde dès que ça bouge un peu. Ici, la bataille est rangée, clair, et ingénieuse, nous faisant ainsi passer un moment bien plus qu'agréable.

Da qualité en tout point, Tim Story dépoussière une Bande dessinée miteuse pour en faire un long si ce n'est inoubliable, mémorable.

# Posté le jeudi 13 juillet 2006 05:10

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 11:34

Alien vs predator

Alien vs predator
Titre:Alien vs predator
Réalisateur:Paul Anderson
Acteurs:Lance Henriksen, Sanaa Lathan, Raoul Bova...
Sortie:2004
Durée:1h40
Genre:Même pas peur
Note:06/20

Histoire:Une mystérieuse onde de chaleur, émanant du coeur de la banquise, se propage à travers l'Antarctique. Pour étudier ce phénomène, Charles Bishop Weyland finance une expédition scientifique pilotée par Alexa Woods.
L'équipe découvre une pyramide renfermant des vestiges de civilisations aztèque, égyptienne et cambodgienne. Constituées d'un labyrinthe de "chambres", les issues se referment brutalement sur plusieurs membres de l'expédition.
Des Predators retiennent captive une reine Alien dont ils livrent les descendants aux jeunes Predators lors de rituels.

Avis:Comment ternir la réputation de ces deux monstres du film d'horreur? demandez à Paul Anderson. Sa recette: un scénario tenant sur un post-it, des effets spéciaux minables, une réalisation désenchantée, des acters qui gardent tout juste la tête en dehors de l'eau. Seuls Sanaa Lathan et Raoul Bova sorte du lot pour offrir une belle préstation. La relation entre leur deux personnages est mignonne mais ne tient pas 1h40. Pour le reste, c'est du sang et du vert de préférence qui remplit l'écran, empêchant tout efft de surprise. Même entre potes plongés dans le noir un soir d'Halloween, ça prend pas...

# Posté le jeudi 20 juillet 2006 09:45

Modifié le vendredi 21 juillet 2006 05:44

Un long dimanche de fiançailles

Un long dimanche de fiançailles
Titre:Un long dimanche de fiançailles
Réalisateur:Jean-Pierre Jeunet
Acteurs:Audrey Tautou, Gaspard Ulliel, Julie Depardieu...
Sortie:2004
Durée:2h14
Genre:Laissez la police faire son travail...
Note:16/20

Histoire:En 1919, Mathilde a 19 ans. Deux ans plus tôt, son fiancé Manech est parti sur le front de la Somme. Comme des millions d'autres, il est "mort au champ d'honneur". C'est écrit noir sur blanc sur l'avis officiel. Pourtant, Mathilde refuse d'admettre cette évidence. Si Manech était mort, elle le saurait !
Elle se raccroche à son intuition comme au dernier fil ténu qui la relierait encore à son amant. Un ancien sergent a beau lui raconter que Manech est mort sur le no man's land d'une tranchée nommée Bingo Crépuscule, en compagnie de quatre autres condamnés à mort pour mutilation volontaire ; rien n'y fait. Mathilde refuse de lâcher le fil. Elle s'y cramponne avec la foi du charbonnier et se lance dans une véritable contre-enquête.
De faux espoirs en incertitudes, elle va démêler peu à peu la vérité sur le sort de Manech et de ses quatre camarades.

Avis:Jeunet reprend le côté fable romantique comme dans Amélie Poulain mais rajoute à cela l'aspect d'époque. L'écran oublie le vert d'Amélie Poulain et se teinte d'un jaune sablonneux magnifique qui appaise le spectateur dès le premier quart d'heure. Comme des images d'archives, ce film retrace l'épopé d'une jeune fille au bord de la mort que l'amour sauve. Ce fil tenu qui laisse Mathilde en vie c'est l'amour. De vant ce message bateau, le film devient tout de suite repoussant. Mais c'était sans compter sur le talent de Jean-Pierr Jeunet tant dans la rélaisations que dans le scénario que dans la direction d'acteurs. Et des acteurs il y en a. Autour de Tautou la candide, gravite une véritable galerie des meileurs acteurs du cinéma français et même Hollywoodien (Jodie Foster toujours aussi déroutante). La palme d'or est bien entendu remise à Albert Dupontel en poilus au grand coeur et à la verve vive. Mais la concurrence est rude. Marion Cotillard en vamp cruelle est ébouissante, Julie Depardieu en veuve perdue est touchante, Dominique Pinon en père attentionné évèle toute sa dramaturgie et se donne de toutes ses tripes et Gaspard Ulliel en grand romantique candide en fera craquer plus d'une et touchera en plein coeur tout le monde.
Servi sur un plateau d'or à Jeunet par Japrisot, cette histoire est totalement exploité par le réalisateur qui s'entoure d'une pléiade d'acteurs tous meilleurs les uns que les autres.

# Posté le jeudi 20 juillet 2006 10:11

Modifié le vendredi 21 juillet 2006 05:43

Le battement d'aile du papillon

Le battement d'aile du papillon
Titre:Le battement d'aile du papillon
Réalisateur:Laurent Firode
Acteurs:Faudel, Audrey Tautou, Eric Savin...
Sortie:2000
Durée:1h30
Genre:Destins croisés
Note:15/20

Histoire:Une serie d'evenements s'etalant sur une journee va conduire un homme et une femme a se rencontrer. Il aura fallu, pour que naisse leur histoire d'amour, les effets conjugues de la pleine lune, d'une crise d'hypothermie, d'un carre de chocolat sur le point d'etre mange, d'une machine a cafe electrique en panne, du mensonge d'un homme lache, d'une fiente de pigeon qui vient souiller un vetement, de la planete Venus, d'un caillou blanc, d'un tresor decouvert dans une bouteille de lait, etc.

Avis:Firode prouve enfin aux yeux des spectateurs (peu nombreux) de ce fillm qu'ilest possible de faire une bobine magnifique sans avoir de moyens. Contrairement à l'Esquive, ce film ne montre pas des gens qui n'ont pas de oyens parce que c'est un film sans moyen. Ici les gens se croisent: ils sont ni cadres, ni ouvriers, ni pauvres, ni riches. Ce sont juste des corps qui arrient dans cette journée avec un passé et qui vont construire ensemble une histoire. Jamais lourd, le film repose sur ces chassés-croisés à l'image comme dans l'histoire. A la façon d'Amour chiennes, les personnages passent des fois en second plan, innaperçu pour créer un véritable balet incesent de corps rattrapés par leur destin. Original et sans chichi, ce film est couronné par l'admirable prestation d'Audrey Tautou qui sort un petit peu de son rôle traditionnel de rêveuse, et par le très touchant Faudel qui surprend ici. Il oublie ses vocalises pour véritablement composer ce personnage de garçon un peu pomé à la recherche de l'amour. La fin est indevinable et admirable. Dommage que Firode se soit senti obligé de mettre un papillon dans le dernier plan, innutile.
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# Posté le jeudi 20 juillet 2006 10:29

Modifié le vendredi 21 juillet 2006 05:42

L'effet papillon

L'effet papillon
Titre:L'effet papillon
Réalisateur:Eric Bress, J. Mackye Gruber
Acteurs:Ashton Kutcher, Amy Smart, Elden Henson...
Sortie:2004
Durée:1h53
Genre:Retour vers l'imparfait du subjonctif
Note:14/20

Histoire:Une théorie prétend que si l'on pouvait retourner dans le passé et changer quelques détails de notre vie, tout ce qui en découle serait modifié. On appelle cela "l'effet papillon". Evan Treborn a cette faculté. Fasciné, il va d'abord mettre ce don au service de ceux dont les vies ont été brisées dans leur enfance. Il peut enfin repartir dans le passé et sauver la seule jeune fille qu'il ait jamais aimée.
Mais Evan va découvrir que ce pouvoir est aussi puissant qu'incontrôlable. Il va s'apercevoir que s'il change la moindre chose, il change tout. En intervenant sur le passé, il modifie le présent et se voit de plus en plus souvent obligé de réparer les effets indésirables de ses corrections...

Avis:Le retour dans le passé est un filon usé jusqu'à la moelle? L'effet papillon nous prouve le contraire. Psychédélique à souhait, ce film se distingue de toutes les autres bobines faites sur le même thème par sa noirceur dérangeante. Les deux réalisateurs créent un univers poisseu et une atmosphère oppressante. Les yeux rivés sur l'écran pendant toute la durée du film, le suspens ne lâche pas une seconde. La principale qualité du film est justemen d'avoir réussi à tenir la distance dans cette ambiance. Le couak de la fin tant redouté à cause de l'ombre hollywoodienne qui plane sur ce film est d'autant plus décevant que le film est excellent. Ashton Kutcher, en plus de faire craquer les filles, compose ce rôle d'Evan d'une façon surprenante mais très réussi et le reste de la bande s'amuse à changer à volonté de peau et de destin. La partie la plus réussi reste celle où la fille est une junkie parce que le film gagne en profondeur et en oppression.
En bref vous ne ressortirez pas indemne de ce film: dérangé mais déçu par cette "Happy end" monstrueuse.

# Posté le jeudi 20 juillet 2006 10:30

Modifié le vendredi 21 juillet 2006 05:42