Qui m'aime me suive

Qui m'aime me suive
Titre:Qui m'aime me suive
Réalisateur:Benoît Cohen
Acteurs:Julie Depardieu, Matthieu Demy, Romane Bohringer, Eleonore Pourriat...
Sortie:2006
Durée:1h40
Genre:Bonheur apparent
Note:14/20

Histoire:A 35 ans, Maxime Maréchal, un brillant médecin, mène une existence rangée entre sa femme avocate, ses amis admiratifs et sa famille satisfaite. Une existence moelleuse au point de se perdre dans les plis de l'oreiller.
Jusqu'au jour où il rencontre Chine, une chanteuse qui va provoquer l'électrochoc tant redouté par ses proches. Max décide de balancer sa carrière pour remonter un groupe de rock, renouant ainsi avec son rêve de jeunesse.
Il entraîne alors tout son entourage dans sa course effrénée et, par son choix, va chambouler l'existence des uns et des autres.

Avis:Et si Benoît Cohen avait réussi le coup de maître de l'année? Et si il avait crée le film le plus discutable de cet année? A en lire les critiques il semblerait que oui. Alors que toutes les critiques qualifient ce film de Charmant et nostalgique, j'ai vu un film des plus noir et des plus pessimiste. Maxime n'est pas heureux dans sa vie bien rangé et quand il décide de la prendre en main, il se confronte à une femme calculatrice et prête à tout pour le garder (l'extraordinaire Romane Bohringer), à un père horriblement méchant (Rufus à contre-emploi) et se jette dans les bras d'une chanteuse avide de pognon (la révélation Eleonore Pourriat). On a donc du mal à trouver des instants de bonheur là dedans malgré la joie d'un court instant quand Max retrouve ses potes et sa guitare. Benoît Cohen crée une comédie avec des moments très drôle (La façon peu orthodoxe d'obtenir un rendez-vous avec un agent) mais le fond de l'histoire et le dénouement est des plus tragique. C'est avant tout l'histoire de cet homme sacrifié sur l'autel des inégalités et des préjugés (sur la condition des artistes entre autre). C'est donc un film réussi de ce point de vue car il est dérangeant. Il feut le voir pour se forger sa propre opinion. A remarquer la BO très réussi, très rock.

# Posté le dimanche 09 juillet 2006 12:00

Modifié le vendredi 21 juillet 2006 06:23

Kill Bill 1

Kill Bill 1
Titre:Kill Bill 1
Réalisateur:Quentin Tarantino
Acteurs:Uma Thurman, Lucy Liu, David Carradine
Sortie:2003
Durée:1h52
Genre:Boucherie nippone
Note:18/20

Histoire:L'histoire débute à El Paso lors d'une cérémonie de mariage. Quatre tueurs professionnels et leur chef s'invite à la fête et tuent tous les invités... tous sauf une: la mariée. Quatre ans plus tard, elle se reveille, et elle n'a qu'une seul idée en tête: se venger. Et sa vengeance consiste en une seule chose: massavrer jusqu'au dernier les responsables du massacre d'El Paso. Le vengeance commence par une reine de la mafia japonaise...

Avis:Tarantino un maître? depuis Pulp fiction ce n'était plus à prouver. Mais il signe encore une belle démonstration de son talent en réalisant ce film sanglant et très poétique à la fois. Tout le mérite lui revient. Il orchestre ce bain de sang d'une façon tellement stylisé et magnifique que l'on en oublie que plus de 100 nippons meurent en 1/4 d'heure sous les coups de la magnifique Uma Thurman. Tarantinon joue avec la musique, les couleurs avec brio. Il crée des effets avec les jets de sang (fontaine, brumisateur :p) qui sont souvent hilarant (attention humour noir tout de même). Mais il sait aussi prendre le temps. La mariée passe un long moment chez Hatori Hanzo (l'orthographe?!) où le scénario s'appaise comme le calme avant la tempête. La musique devient plus lyrique, les personnages adopte un jeu plus calme et on assiste ainsi aux meilleurs 30 minutes du film. Tarantino n'oublie pas son soucie d'estéthique pour autant (la remise du sabre est éblouisante). Les acteurs son très bien dirigés et Lucy Liu habitué aux rôles cruches (charlie's angel) signe une belle composition de folle assoifée de sang.
Bref un chef d'oeuvre.

# Posté le dimanche 09 juillet 2006 12:09

Modifié le vendredi 21 juillet 2006 06:22

Kill Bill 2

Kill Bill 2
Titre:Kill Bill 2
Réalisateur:Quentin Tarantino
Acteurs:Uma Thurman, David Carradine, Michael Madsen
Sortie:2004
Durée:2h15
Genre:Walker texas vengeur
Note:18/20

Histoire:Après s'être débarassé de Oren I-Shii (voir Kill Bill 1), la mariée part pour le désert du Texas pour trouver Budd et le tuer. En route, elle croisera Elle Driver, autre membre de la section des vipères assassines. Une ellipse dans le temps nous montrera aussi l'entrainement que la Mariée a subit avec Pai Mei...

Avis:Trois ans et de bonnes critiques ont suffit à faire de Kill Bill un incontournable du cinéma, pour les fans de Tarantino en premier lieu mais aussi et surtout pour tous les cinéphiles en mal de qualité. Comme quoi le succès frappe parfois au bon endroit et ne fait pas que favoriser les bouses commerciales. Quentin Tarantino signe ici un deuxième opus non pas suite mais complément du premier. Si le dyptique est efficace, il n'y a au fond qu'un seul et unique film dans la saga Kill Bill. On voit cependant des diffèrences notables et radicales entre les deux parties. Après avoir rendu honneur aux film de sabre japonais, Tarantino revient dans son bon vieux nouveau continent et s'attaque aux western, retrouvant par là-même un univers plus sombres et mafieux de ses précédents succès. Aussi riche, aussi passionant, aussi bluffant, Kill Bill vol.2 est une superbe fresque émouvante et ultra-violente. Que demander de plus.

Nous avions donc laissé notre jeune mariée plus blonde et belle que jamais mais aussi vénéneuse et remontée contre le misérable Bill qui lui a tiré une balle dans la tête alors qu'elle était enceinte par pure jalousie, ce que Tarantino s'empresse de nous rappeler dans une séquence d'ouverture où Uma raconte son histoire dans un cabriolet flambant neuf et avec un décor de voiture dérrière. En noir et blanc, Tarantino gorge déjà ses images de références respectueuses. Les vieux films où les effets spéciaux étaient grotesque mais si beau de leur ridicule sont à l'honneur dans cette première scène. Pendant tout le reste des deux heures qui nous séparent de l'issu fatale, toutes les images seront pleines de sens, plein d'hommage. Hommage aux western qui ont bercé l'apprentissage de Tarantino, hommage encore aux films de samouraï avec le grand Paï-meï pour lequel il est allé chercher Gordon Liu star du film du genre, et hommage aux réglements mafieux à ambiance latino dans la dernière ligne droite. L'analyse de ces coups de chapeau pourrait être beaucoup plus fine mais il n'en faut pas beaucoup plus pour dire que ce mélange est des plus succulents et surtout des plus travaillé et adapté.

Car Tarantino s'inspire mais impose aussi son point de vue, son travail, ses goûts et ses plaisirs. Dans une mise en scène parfaite, tous les détails sont vus, revus et vérifiés pour que le voyage soit le plus parfait possible. Le plus évident mais aussi le plus réussi est probablement la bande-originale. Mélange de genre, musique du monde, du flamenco à la musique de western à la Ennio Moricone, Tarantino concocte un mélange habile de morceaux qu'il ajoute à une prise de son irréelle et chiadée. Chez lui, les cheveux qui bouge font un bruit monstrueux, les sabres chuintent en quittant leurs fourreaux. On peut aussi parler de cette photographie aux mélanges les plus étranges que Tarantino arrive pourtant à marier avec goût. De l'univers verdatre de chez Pai-mai au orange et jaune fluo de la dernière maison, Quentin Tarantino passe par le noir et blanc soigné et sublimé. Enfin, les mouvements de caméra sont d'une fluidité, d'une originalité sans pareil. La réalisation prend donc soin de tous nos sens de l'ouie à la vue qui en prend pour longtemps de merveille.

Et tout cela pour quoi? L'exercice de style aurait pu tourner court si le scénario à quatre mains (celles d'Uma Thurman et de Quentin Tarantino) ne véhiculait pas de message extordinairement riche et ne relevait pas d'un rythme sans faille. Il nous parle de vengeance et d'amour, chose que l'on ne voyait pas dans le premier volume. Car tout ceci ne serait pas arrivé sans sentiments. Amour de Bill pour Kiddo, de Kiddo pour Bill, de Kiddo pour son maître, des protagonistes pour le sabre. Sentiments exacerbés d'une violence sans pareil, Tarantino fait suinter son intrigue de mal de coeur dans les images et dans les textes. Car hormis les combats orchestré par des mains d'orfèvre, certains dialogues sont émouvant au larme et d'une force inestimable. La scène d'ouverture et celle de fermeture en sont surement le meilleur exemple. La longue séquence finale est l'une des plus belle du cinéma mais aussi celle de l'enterrement à la texane. Si la vengeance n'est pas nouveau pour Tarantino, les sentiments sont plutôt neufs et il semble que Uma ait une influence attendrissante sur le maître. Plus émotif que Pulp fiction et autre Reservoir dog, Kill bill ne perd rien du rythme effrené de ces longs et s'enrichit encore. Elle s'enrichit d'autant plus que Uma Thurman accède enfin au rôle principal de sa vie. En plus d'être radieuse, elle est bouleversante en tout point et son interprétation relève de la grâce divine. A chaque visionnement, on pourra trouver de nouvelles subtilités dans son jeu élégement violent.

Le film de Tarantino n'est plus un film à présenter. Il brûle sur toutes les lèvres à chaque discussion digne de ce nom. Et au moment où Boulevard de la mort enflamme la croisette, il est bon de se rappeler qu'avec son précédent long, le maître a mis la barre haute et qu'il sera bien difficile de faire mieux que ça. Parfait en tout point, rien à dire de plus.

P.S:Le plus patient pourra s'amuser à chercher dans ces images la présence de Samuel L Jackson, indécrotable de l'oeuvre de Tarantino. Ne regardez pas dans le générique, c'est tricher...

# Posté le dimanche 09 juillet 2006 12:16

Modifié le samedi 19 mai 2007 12:51

Edward aux mains d'argent

Edward aux mains d'argent
Titre:Edward aux mains d'argent
Réalisateur:Tim Burton
Acteurs:Johnny Deep, Winona Rydder, Dianne Wiest...
Sortie:1991
Durée:1h40
Genre:Chef d'oeuvre du 7eme art
Note:20/20

Histoire:Edward, fruit d'une expèrience d'un créateur fou, a été frabriqué avec un coeur et un esprit mais pas de mains. Dans l'empressement, son père n'a su que lui greffer des ciseaux à la place des mains.Se sentant diffèrent, il a vécu isolé dans un château pendant des années. Alors le jour où une vendeuse de cosmétique à domicile frappe à sa porte, sa vie change. Emu par ce jeune homme phantasmagorique, la femme l'accueille dans sa maison et s'occupe de lui. Mais tout ce bouscule lorsque Edward rencontre la fille de cette femme et qu'il en tombe éperduement amoureux...

Avis:Comment aimer quand on est diffèrent? Comment aimer quand on ne peut pas toucher celle qu'on aime? Burton ce pose toutes ces question. Il serai impossible de mettre des mots sur ce chef d'oeuvre. Toute l'histoire est magnifique drôle et la mise en scène est extraordinaire. La musique, les décors et les acteurs...(Ah Johnny Deep!) Que vouloir de plus; je défie quelqu'un de ne pas pleurer devant ce film...

# Posté le dimanche 09 juillet 2006 12:24

Modifié le vendredi 21 juillet 2006 06:21

Eternal sunshine of the spotless mind

Eternal sunshine of the spotless mind
Titre:Eternal sunshine of the spotless mind
Réalisateur:Michel Gondry
Acteurs:Jim Carrey, Kate Winslet, Elijah Wood...
Sortie:2004
Durée:1h48
Genre:Voyage au coeur de la mémoire
Note:19/20

Histoire:Joel et Clementine ne voient plus que les mauvais côtés de leur tumultueuse histoire d'amour, au point que celle-ci fait effacer de sa mémoire toute trace de cette relation. Effondré, Joel contacte l'inventeur du procédé Lacuna, le Dr. Mierzwiak, pour qu'il extirpe également de sa mémoire tout ce qui le rattachait à Clementine. Deux techniciens, Stan et Patrick, s'installent à son domicile et se mettent à l'oeuvre, en présence de la secrétaire, Mary. Les souvenirs commencent à défiler dans la tête de Joel, des plus récents aux plus anciens, et s'envolent un à un, à jamais.
Mais en remontant le fil du temps, Joel redécouvre ce qu'il aimait depuis toujours en Clementine - l'inaltérable magie d'un amour dont rien au monde ne devrait le priver. Luttant de toutes ses forces pour préserver ce trésor, il engage alors une bataille de la dernière chance contre Lacuna...

Avis:Très dur de résumer un Gondry comme il faut (merci à Allociné qui l'a fait pour moi). Il y a toujours des passages incompréhensibles ou laisser à votre libre interprétation. Et ça on aime ou on déteste. Celui-ci est peut-être la plus abordable des oeuvres (clips compris) du réalisateur. L'histoire paraît compliqué mais c'est juste une histoire d'amour monté à l'envers. Un retour au source, comme un voyage initiatique. Une analyse des causes de cette fin tragique. Sauf que Gondry ne cherche pas à comprendre. Cette oeuvre n'est que poésie, tendresse et humour. C'est une douce fable qui se transforme en ode à l'amour. C'est aussi la reprise d'un thème très répandu: la recherche de l'âme soeur. Tous ces thèmes si banals prenent une dimension jamais atteinte: Gondry nous fait pleurer comme des madeleines avec son lyrisme magnifique. La mise en scène toujours aussi complexe reste au service de l'histoire ce qui est appréciable. Les acteurs, totalement dévoués au film sont extraordinaire avec Jim Carrey en tête de fil qui oublie ses rôles d'aliénés hyper actifs pour composer un personnage de rêveur timide à l'extrême. Kate Winslet aussi signe sa plus belle composition (à côté de titanic il y a as photo...) et les trois compères "effaceurs de mémoire" (Kirsten Dunst, Mark Ruffalo, Elijah Wood) sentent bon la jeunesse avec un brin de folie.
Ce film parfait est couronné d'une BO magnifique (ici le nom dès que je le retrouverai)

# Posté le lundi 10 juillet 2006 11:13

Modifié le vendredi 21 juillet 2006 06:20